Nouveau roi -

La presse internationale aussi voulait voir le nouveau roi Philippe

La presse internationale aussi voulait voir le nouveau roi Philippe

La Russie, le Congo et le Japon s’intéressent aussi à la monarchie belge.

Pour la télévision, la presse écrite et internet, le roi des Belges est une information importante, que ce soit en Russie, au Congo ou au Japon.

Postée devant le palais royal, Anastasia Bourt attendait l’arrivée du nouveau roi. Vêtue d’une petite robe blanche moulante, la journaliste russe se fait filmer en face caméra quand la famille royale apparaît au balcon. Pourquoi est-elle à Bruxelles? «Nos quartiers généraux sont ici. Je travaille pour RTR, une chaîne qui fait de l’information 24 heures sur 24. C’était normal d’être là pour parler du nouveau roi belge  : c’est ça l’événement en Europe aujourd’hui! Sauf si Kate accouche…» Et là, si Kate accouche, est-ce que le nouveau roi belge sortira de la boucle d’information de sa chaîne télé? «Non, ce sera juste un jour terriblement monarchique…» sourit-elle.

J’ai de la chance  : deux abdications !

Dans la salle de presse, Jun Nojima écrit les premiers mots de son article. Sur son clavier, à la place de l’alphabet, il y a des signes étranges. «Ces touches du clavier sont des sons. Mais les deux premiers mots – NDLR, il montre son écran – ce sont des idéogrammes  : celui-ci signifie “palais” et celui-là “roi”.» Le journaliste japonais est correspondant en Belgique depuis deux ans. «Mais je ne sais pas si mon article sur le nouveau roi belge sera repris sur notre site web, dit-il. Parce qu’il y a des élections au Japon aujourd’hui. Cela complique beaucoup mon travail.» Le boulot de Jun Nojima chez nous consiste surtout à couvrir les informations de l’Union européenne et l’Otan… Pas l’actualité «locale». Mais l’abdication, c’est plus large que l’information locale. «C’est une exception,» reconnaît-il. «J’ai de la chance, cette année, j’ai eu l’opportunité aussi de couvrir l’abdication aux Pays-Bas. Mon prédécesseur à Bruxelles, qui devait aussi traiter les grandes informations au Bénélux n’a pas eu des événements aussi exceptionnels!»

Alors qu’il nous raconte sont travail, le journaliste japonais a encore autour du cou son accréditation, et son petit carton de couleur  : il était dans le «pool 5», avec les journalistes qui ont assisté à la cérémonie d’abdication, au Palais royal. «J’avais déjà visité le Palais l’été dernier, en tant que touriste. J’avais été impressionné par le luxe… Mais là, avec en plus la présence du gouvernement, l’évêque et les monarques, j’étais vraiment fier d’être présent.»

On attend beaucoup du nouveau roi

Cheik Fita travaille pour l’info en ligne des Congolais de Belgique, qui compte en moyenne un millier de lecteurs par jour. Il vit l’essentiel de la journée dans la salle de presse. «Je n’ai pas eu d’accréditation pour aller au Palais ou au Te deum, car les places sont limitées! Mais je vois tout d’ici, grâce aux télévisions, à l’accès aux photos…» Le journaliste congolais basé à Bruxelles sait que ses articles sur la monarchie belge seront lus  : «Il y a un grand intérêt des Congolais. Tout d’abord à cause de l’histoire commune entre la Belgique et le Congo, et ensuite parce qu’on veut savoir dans quel sens va aller le nouveau roi.»

Le regard de la monarchie belge sur la démocratie congolaise a beaucoup de poids  : «Lors des élections de 2011, le gouvernement belge est le seul à avoir félicité Joseph Kabila, alors que le scrutin était entaché d’irrégularités. Et aux 50 ans d’indépendance, Albert II s’est rendu au Congo alors que tout le monde était resté très discret.» Cheik Fita est déjà rassuré  : «Ces derniers jours, la rumeur courait que Joseph Kabila serait présent. Ce n’était heureusement qu’une rumeur.» Les attentes des Congolais, à propos du roi Philippe  : «On aimerait qu’il prenne ses distances par rapport au gouvernement Kabila.»

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