Ce dimanche, sur RTL TVI, près de 16 heures de direct pour couvrir l’actu royale. « Un record», pense Laurent Haulotte.

Laurent Haulotte, vous êtes directeur de la rédaction de RTL. Comment avez-vous préparé ce 21 juillet ?

Les quatre chaînes nationales ont décidé de collaborer (NDLR : lire en page 4 du cahier national) et tout se passe dans un bon esprit. On met ensemble les moyens pour proposer une vision globale des événements du jour et d’autre part, chacun de son côté travaille à l’habillage, c’est-à-dire les plateaux, les éléments de direct qui seront différents sur chacune des chaînes.

Cela fait combien de temps d’antenne en propre ?

C’est difficile à dire… On va commencer la diffusion à partir de 8 h et on va terminer aux alentours de minuit. Maintenant, vous dire là-dedans ce qui sera de l’antenne propre ou du signal multi, c’est difficile à dire. Le Te Deum, tout le monde sera sur du signal multi, pareil pour l’abdication… Pour le reste, tout le monde sera sur son plateau, mais c’est très difficile à minuter.

Seize heures d’antenne, c’est du jamais vu ?

J’ai un souvenir où l’on avait pris l’antenne aussi tôt, c’était le mariage de Philippe et Mathilde. J’étais place du Palais à 6 h du matin, je crois… Cela n’avait pas duré aussi tard, car il n’y avait pas eu de feu d’artifice, mais c’était quand même relativement tard dans la soirée. Et je pense aussi que pour les funérailles du roi Baudouin et pour la prestation de serment d’Albert II, cela a dû aussi monopoliser l’antenne assez longtemps. Mais là, je pense quand même que dimanche, avec 16 h d’antenne, ce sera un record !

Au niveau des coupures pub, qu’est-ce qui est prévu ?

Sur RTL, il n’y aura pas de coupures pub en tant que telles. On réfléchit à ce que la pub soit intégrée à l’image, dans une deuxième fenêtre. Pas pendant les cérémonies, je vous rassure tout de suite, mais pendant les plateaux. On avait déjà procédé de la sorte pendant un match des Diables rouges. J’ai qui juste demandé à nos amis de la régie pub, qui doivent faire un grand sacrifice ce jour-là, de ne pas avoir d’écran et que si l’on incruste quelque chose, que ce soit fait en harmonie avec la solennité des événements. Mais durant les cérémonies, il n’y aura rien.

Au niveau des invités, vous pouvez nous donner des noms ?

Il y a certains invités qui iront sur toutes les chaînes (des hommes politiques, des spécialistes de la monarchie…) et puis il y aura aussi des invités un peu plus habituels comme le couturier Édouard Vermeulen, l’écrivain Bernard Werber, l’historien Christian Cannuyer, le politologue Pascal Delwit…

Et puis on essaye d’avoir une série de personnes qui ont connu le roi Albert ou le futur roi Philippe. Mais ça, c’est un peu plus compliqué car cela dépend s’ils sont ou pas invités aux différentes cérémonies. En plus, on est parti avec un peu de retard par rapport à la RTBF car il n’était pas prévu que nous prenions l’antenne le 21 juillet. L’annonce de l’abdication a changé la donne, mais les chaînes publiques ont donc pu déjà prendre des accords avec certaines personnes avant nous. Et dans ce genre de situation, c’est le premier arrivé qui est le premier servi. Mais bon, on aura des plateaux physiquement fort proches et donc quand un homme politique viendra, il passera sur les deux chaînes. On est d’abord dans un esprit de partenariat.

En quoi serez-vous meilleur que la RTBF ?

(rires) Ce serait très présomptueux de ma part de dire que l’on sera meilleur ou pas… Le public belge connaît bien notre manière de faire de l’information, la plus-value que l’on peut apporter, l’empathie, la réactivité, la proximité… Les équipes sont ultra-motivées, j’ai même dû presque refuser du monde ! Je pense que cette envie se ressentira. Maintenant, je souhaite aux concurrents de s’amuser aussi et de faire une belle émission.

Lors de la diffusion du discours d’abdication d’Albert II, la RTBF était largement devant en terme d’audience. Un professeur d’université a expliqué cette différence par le fait que le téléspectateur regardait plus facilement les discours officiels sur les chaînes publiques. D’accord ?

Pas du tout ! La RTBF a bénéficié de l’apport du Tour de France, qu’elle a basculé sur La Deux. Une série de téléspectateurs sont restés sur La Une. Et puis l’étape s’est terminée vers 17 h 30 et vu qu’un message déroulant a défilé durant toute la fin de celle-ci, beaucoup de téléspectateurs sont ensuite passés sur La Une. Mais les chiffres montent par après que beaucoup de téléspectateurs sont venus sur RTL. Donc l’explication que les chaînes publiques sont plus référentielles pour les discours officiels, c’est peut-être vrai chez les personnes âgées, mais pour le reste… Je crois qu’il faut regarder un résultat d’audience en fonction de ce qu’il y a avant et ce qu’il y a après. Mais pour dimanche, les gens auront l’embarras du choix. Et nous, ce n’est pas là-dessus que l’on va « gagner » notre année. On est surtout là pour proposer quelque chose de sympa, à la hauteur de l’importance de l’événement.¦

Journée royale, sur RTL TVI et La Première, dès 8 h

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