« Le port du casque fait polémique au sein de la communauté des cyclistes depuis de nombreuses années, explique Éric Nicolas du Gracq.

D’un côté, nous avons ceux qui sont pour et de l’autre, ceux qui désirent conserver leur liberté et doutent parfois de son efficacité en termes de sécurité. »

Les sceptiques se basent d’ailleurs sur une étude britannique sortie l’an dernier et selon laquelle le port du casque «augmenterait l’insécurité des cyclistes ».

À ce propos, le Gracq relayait à l’époque l’argument suivant: «Un automobiliste qui voit un cycliste avec un casque l’estime comme protégé et il a donc tendance à le dépasser plus vite et à manœuvrer sans faire attention. »

Et ajoutait : « Le cycliste, rassuré, a tendance à prendre plus de risques. Le casque peut donner une fausse impression de sécurité à celui qui le porte. C’est une mesure de sécurité passive qui ne diminue pas les risques d’accident mais en réduit les conséquences. Porter un casque ne met pas à l’abri de tous les dangers.»

Des arguments qui viennent renforcer la volonté largement partagée en Belgique de ne pas rendre le casque obligatoire.

Certains se demandent d’ailleurs pourquoi imposer le casque aux cyclistes et non aux piétons ou aux automobilistes ? «Si le casque prévient les traumatismes, les cyclistes sont moins souvent blessés à la tête que les automobilistes et les piétons en cas d’accident. Or, pour ces derniers, on n’envisage pas le port du casque », déclare le Gracq.

Ca.F.

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