Des cirques sans tigres et lions ? L’interdiction divise

Polémique D’un côté, Gaia applaudit des deux mains « une importante avancée pour le bien-être animal dans notre pays ».

De l’autre, les professionnels avertissent  : interdire les animaux sauvages dans les cirques détruira le cirque en Belgique. « Parce qu‘ils sont à la base du cirque traditionnel », explique Maurice Agnessen, organisateur de l’European Circus Festival, à Liège.

Entre les deux, la ministre fédérale de la Santé, Laurette Onkelinx (PS). Un avant-projet de loi qu’elle a fait approuver hier par le conseil des ministres prévoit l’interdiction d’animaux sauvages (lions, tigres, éléphants) dans les cirques ambulants.

Elle invoque le constat, en 2011, du Conseil du bien-être animal  : ces animaux, dans les cirques, manquent d’espace, de possibilités de baignades, et de congénères pour certaines espèces grégaires. D’autres exigences légales, de température notamment, ne sont pas respectées. Elle évoque aussi le «souci de tranquillité» du voisinage des cirques.

D’autres pays ont déjà pris des dispositions similaires, signale-t-elle, mais seule l’Autriche a décrété pareille interdiction. Et puis resteront dans les cirques les buffles, lamas, dromadaires, chameaux, furets, lapins, chiens et chats, pigeons, oies, perroquets, perruches, chevaux, ânes, poneys, et moutons…

Phi. Le.

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