Elle a gagné La Nouvelle Star en février dernier. À 16 ans seulement, Sophie-Tith présente son premier album. Rencontre.

Par un bel après-midi d’été, c’est sur la terrasse d’un hôtel bruxellois que la jeune Savoyarde reçoit les journalistes pour présenter son premier CD.

Cet album, cadeau de victoire de La Nouvelle Star, il fallait le sortir vite, avant que le public n’ait oublié la jeune fille à la mèche bleue… devenue blonde. «Il y avait un seuil à ne pas dépasser, oui, il fallait le sortir assez tôt, en juin-juillet.» Et pourtant, malgré l’urgence, Sophie-Tith est retournée sur les bancs du lycée. « J’ai repris directement les cours, en mars. Je tenais à terminer mon année. Mais j’ai fait plein d’allers-retours entre Paris et la Haute-Savoie pour enregistrer les chansons

Dans un délai aussi court, impossible de travailler sur des compositions nouvelles, même si Sophie-Tith a reçu deux ou trois propositions de chansons fraîchement écrites. Premières rencontres est donc un album de reprises. « J’étais certaine des chansons que je voulais faire. Et je voulais un univers très calme, doux, posé, pour ne pas agresser les oreilles juste après l’émission

C’est justement la surprise de cet album. On s’attendait à quelque chose de plus pétillant, énergique. «Oui mais les chansons d’émotion, un peu mélancoliques, me vont très bien. C’est un style adolescent, fragile, en fait.» Aux critiques qui parlent carrément d’album déprimant, elle répond qu’elle assume, que cet album représente une part d’elle-même. Tout en annonçant déjà  : « Je compte sortir un album plus rock, dans un an, avec des compositions propres. Mais pour commencer à apprivoiser le studio, je préférais faire des reprises. C’est pas si simple, il faut faire attention à ne pas dénaturer les chansons. Et en même temps, je voulais leur donner une autre dimension. Mais pour des compositions propres, j’avais peur que, pour le moment, le rendu ne soit pas ce que je veux au final.»

De Françoise Hardy à Saez

Sophie-Tith a enregistré 23 titres pour n’en garder que 11. Ce sont des morceaux plus ou moins connus de Françoise Hardy, Elton John, Dick Annegarn, Ed Sheeran, Kyo, Pauline Croze… «Ce sont des chansons variées que je pourrais écouter tout le temps. J’veux m’en aller de Saez, c’est une chanson que j’écoute régulièrement. Pareil pour Le chat du café des artistes, que je ne connaissais pas avant, mais que j’aime beaucoup.»

Ces enregistrements ont permis de belles rencontres. « J’ai eu la chance de partager un repas tibétain avec Jean Fauque, le parolier de Bashung. C’était très intense. C’est quelqu’un qui donne l’impression d’avoir tout vécu. Il m’a raconté son histoire, l’élaboration de la chanson La nuit je mens… J’étais captivée, c’est un personnage incroyable. »

Pour terminer, on lui demande quel est son plus grand rêve artistique. Elle sourit et lâche la mèche de cheveux qu’elle tournicote depuis le début de l’interview  : «Si un jour, je pouvais chanter un duo avec Joe Cocker, qui est mon chanteur préféré et que j’admire beaucoup, ce serait géant

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