Plus de reconnaissance en validant ses compétences

Plus de reconnaissance en validant ses compétences

Outil encore peu connu, les titres de compétences fêtent leurs 10 ans d’existence en Belgique.

kristian sekulic

Les titres de compétences valident un savoir-faire qui n’est pas toujours reconnu sans ces certificats, par les clients et employeurs.

Les acteurs de terrain le confirment : c’est en forgeant que l’on devient forgeron. Car si la formation traditionnelle reste une voie royale vers la réussite professionnelle et l’épanouissement personnel, la pratique quotidienne est bien souvent la meilleure des écoles pour l’apprentissage d’un métier. Mais encore faut-il que cette pratique soit reconnue et actée officiellement.

Alors que certains travailleurs disposent d’un savoir-faire et d’une expérience professionnelle reconnue, ils ne possèdent parfois pas de diplôme. Celui-ci leur est pourtant nécessaire pour évoluer dans leur profession, car trop souvent, leurs aptitudes sont mises en doute.

Pour une reconnaissance officielle

Pour remédier à cette situation, il existe à Bruxelles et en Wallonie un dispositif de reconnaissance d’un savoir-faire. C’est précisément la validation des compétences.

Qui peut y accéder ?

En Belgique francophone, il a été initié en 2003 sous forme de décrets par les gouvernements. Il précise que les titres de compétence sont accessibles à toutes personne dès 18 ans, quelle que soit la manière dont elle a acquis ses compétences. Le candidat est amené à passer un test pratique dans lequel il est mis en situation réelle et jugé par des professionnels. Il ne s’agit donc pas d’un examen de type scolaire. En cas de réussite de ce test, un titre de compétence lui est délivré.

Comment choisir le ou les titres de compétences ?

Avant l’inscription, les centres organisent une guidance pour s’assurer que le candidat a pris la bonne orientation vers la validation, pour le prémunir d’un échec. Un titre de compétence est un document légal qui atteste officiellement les compétences professionnelles d’une personne, c’est-à-dire sa maîtrise d’une partie d’un métier. Car à l’intérieur d’un métier, plusieurs titres de compétence peuvent être obtenus. Donc, si l’on connaît une partie de métier, on peut obtenir le titre qui correspond le mieux à son expérience. Et bien entendu, si on connaît l’ensemble du métier, on peut obtenir tous les titres qui lui sont associés. Le nombre de titres varie de 2 à 5 par métier. Par exemple, le métier d’opérateur call-center est divisé en deux unités  : un titre pour gérer les contacts entrants et un pour gérer les contacts sortants.

Domaines d’activités variés

Une douzaine de domaines sont concernés par les titres de compétences . On y retrouve des métiers comme : aide-ménager, employé administratif, aide-comptable, coiffeur, technicien des arts de la scène, plafonneur, boulanger, mécanicien réparateur des voitures, carreleur-marbrier, jardinier… 42 métiers au total.

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