Fonction publique

L’évaluation jouera un rôle central

Une « étape historique » pour la fonction publique, se réjouit le secrétaire d’État responsable : la réforme de la carrière, que le conseil des ministres a approuvée ce vendredi, sera basée sur « l’évaluation et la motivation ».

De quoi permettre des « promotions accélérées », se réjouit Hendrik Bogaert (CD&V) qui souligne dans la foulée que les contractuels, de plus en plus nombreux dans la fonction publique, auront désormais accès à des échelles barémiques supérieures.

Cette nouvelle politique de la fonction publique entrera en vigueur le 1er janvier 2014. Elle remplacera le système actuel, basé sur l’ancienneté et la réussite de tests liés aux formations spécialisées suivies par les fonctionnaires.

Évolution barémique plus rapide

Dès l’année prochaine, les fonctionnaires de niveau B, C ou D (non universitaires), qui devaient attendre huit ans, en cas d’évaluation positive, pour passer à une échelle barémique supérieure, pourront y accéder en deux ans après une évaluation «exceptionnelle », ou trois ans si l’évaluation «répond aux attentes ».

Celui qui, ensuite, est encore évalué quatre fois consécutives avec la mention «exceptionnel », fera encore un saut vers une échelle de traitement supérieure. À l’inverse, aussi longtemps qu’un collaborateur ne sera pas évalué de manière favorable, il restera dans la même échelle de traitement.

Les niveaux A pourront bénéficier des mêmes conditions d’accélération de la carrière alors qu’ils devaient attendre six ans, précédemment.

Et puis les contractuels, eux, pourront obtenir, comme les statutaires, une progression jusqu’à la troisième échelle de traitement, «ce dont je suis très fier » insiste le secrétaire d’État.

Bémols

Mais, même si Hendrik Bogaert assure ainsi que «tous les collaborateurs de l’administration fédérale, tant contractuels que statutaires, seront récompensés sur base de leur dévouement et de la réalisation des objectifs fixés », il reste deux bémols.

D’abord, la réforme doit être budgétairement neutre : l’écart entre le barème inférieur de l’échelle la plus basse, et le maximum de l’échelle la plus haute ne varie pas.

Et puis, et surtout, la concertation syndicale en la matière n’a rien donné. «Le gouvernement a donc pris ses responsabilités », explique le secrétaire d’État. Cela suffira-t-il pour faire passer la réforme ?

Phi. Le.

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