Philippe Gilbert opte pour trois ans de garantie chez BMC

Philippe Gilbert opte pour trois ans de garantie chez BMC

Philippe Gilbert, ici à l’arrivée du contre-la-montre d’hier au Mont St-Michel, est chez BMC jusqu’en 2016.

Belga

Philippe Gilbert a prolongé son contrat chez BMC jusqu’en 2016. Le championdu monde s’en est expliqué hier.

Philippe Gilbert a surpris tout son petit monde, avant-hier soir, lorsque son équipe BMC a annoncé la prolongation de son contrat jusqu’en 2016. Explications.

Le malaise, quel malaise ?

Sur ce Tour, il y avait comme un malaise autour du champion du monde, réduit à un rôle de chien de garde de Van Garderen et bridé dans ses envies d’attaquer. Hier, Philippe ne faisait plus aucune allusion à ce malaise: « On pense qu’il y a une mauvaise ambiance chez nous, mais c’est évidemment faux, tout va bien en interne, je vous assure.»

Philippe pouvait-il quitter BMC ?

Gilbert avait encore une année de contrat chez BMC et on voyait mal une autre formation capable de payer une année de dédit et enrôler Philippe avec, au minimum, le même salaire. «Cette annonce (de prolongation de contrat) était peut-être une surprise pour beaucoup, expliquait ainsi Philippe, mais pas pour moi. Sur ce Tour, on n’a jamais cédé à la panique face aux mauvais résultats. Ma décision a donc été prise de continuer avec BMC, j’ai encore des ambitions au sein d’une équipe qui garde un gros potentiel. C’est une des plus grandes équipes. Je reste sûr qu’on peut encore s’améliorer

Sur le plan financier, il n’y a jamais eu de souci, mais sur le plan sportif ?

Philippe ne concrétise plus depuis qu’il est chez BMC, sinon ses deux étapes de la Vuelta l’an passé et son titre de champion du monde. C’est insuffisant, et on en a donc conclu que la formation ne lui convenait pas.

« Je suis content d’avoir prolongé ce contrat, précisait Philippe, sinon je ne l’aurais évidemment pas fait. Avec BMC, on peut toujours améliorer les choses, surtout dans les courses d’un jour, on peut corriger pas mal de choses, c’est pour cela que j’ai encore envie de m’investir dans cette équipe.»

En 2011, Philippe gagnait bon nombre de classiques. Pourquoi n’en remporte-t-il plus aucune ?

On a souvent apporté une réponse simple à cette question: BMC n’a pas la culture des classiques et est tournée entièrement vers les grands tours, ce qui ne sied pas aux caractéristiques de Philippe. Mal entouré, peu aidé sur les grandes classiques, Philippe est passé à côté de son sujet. Certes, on ne peut pas non plus mettre tout sur le dos de BMC. Il faut reconnaître que, cette année, il a manqué un petit quelque chose au champion du monde, et à l’Amstel, et sur la Doyenne, où on ne peut pas remettre en cause la tactique de sa formation.

« J’ai pu négocier des garanties sur le plan sportif, c’était mon but, nous apprend ainsi Philippe. Comme d’être encore plus spécialisé, améliorer certaines choses. J’ai demandé que l’équipe me fasse confiance et me laisse entière liberté pour choisir certains coureurs. À l’avenir, cela va me donner plus de forces, c’était mon point fort en 2011 et il faut que cela le redevienne, parce qu’on ne gagne pas tout seul, c’est toujours grâce à une équipe forte et complète. Dès le moment où je peux décider de beaucoup de choses, BMC peut être une équipe de classiques et de tours.»

Qui pourrait rejoindre BMC?

«Quand on voit Vacansoleil qui va arrêter, sourit Philippe, il y a évidemment Leukemans que j’ai toujours voulu avoir à mes côtés pour les classiques. C’est le travail des managers, et si l’aspect financier n’est pas mon problème, il faut que cela soit réalisable. Et donc pour les classiques, on a envie de se spécialiser.»

Un contrat jusqu’à 2016 signifie-t-il que BMC sera la dernière équipe de Gilbert ?

En 2016, Philippe aura 34 ans, il est né le 6 juillet 1982. Mettra-t-il alors un terme à sa carrière? « Je ne finirai pas nécessairement ma carrière chez BMC, répond-il. Quand j’aurai 34 ans, on ne sait pas comment cela va aller. Je pense encore aller jusque 2018 ou 2020.»

Quartier libre sur ce Tour pour Philippe ?

«Nos ambitions étaient le podium. Elles deviennent difficiles à réaliser. On va maintenant tenter de garder une étape. La condition n’est pas mauvaise, je vais encore essayer, il y a Lyon (samedi), où le profil me convient.»

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