Dissuasifs, les contrôles policiers

Un complexe immobilier sur le site de l’H20 à Pecq a semble-t-il été envisagé.

ÉdA – 201522078050

Comment expliquer la forte baisse de fréquentation des discothèques du Tournaisis alors que, voici encore peu de temps, elles étaient considérées comme des endroits branchés ?

L’ouverture de boîtes en région lilloise - la Fabrik et l’Atelier à Lezennes/Villeneuve d’Ascq par exemple – peut expliquer en partie le phénomène.

«Avant, les jeunes Français venaient chez nous parce qu’on était en avance sur le plan musical et parce que c’était moins cher que chez eux, où les boîtes étaient haut de gamme, dit-on à la police du Val de l’Escaut, où l’on connaît bien la problématique. Les discothèques qui se sont ouvertes en région lilloise ressemblent aux nôtres et affichent des tarifs semblables. Et la clientèle s’y sent davantage en sécurité, en ce sens qu’il y a moins de contrôles routiers en France que chez nous. En outre, ces boîtes ne sont pas loin du métro.» «Les contrôles de police sont devenus permanents, et à juste titre, confirme Patrick Dourlens, le patron de la Bush. L’interdiction de fumer et l’augmentation du prix de l’essence sont également dissuasifs. Quand l’Atelier a été détruit par un incendie en janvier dernier, cela ne nous a pas ramené un client de plus…»

Selon Patrick Dourlens, il y a aussi la concurrence des cafés qui «se comportent comme des discothèques», en tout cas où l’on peut danser.

Certes, à Tournai, les cafés doivent désormais fermer à 4hdu matin pendant le week-end. Mais l’hypothèse d’une plus grande sévérité pour les boîtes est également à l’ordre du jour. Des projets de loi allant dans ce sens sont en discussion.

F.D.


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