Les Belges priés de quitter le pays

La situation est particulièrement tendue au Caire où 50 personnes ont été tuées lundi.

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La situation est explosive en Égypte. Les incidents sanglants se multiplient. La Belgique conseille à ses ressortissants de quitter le pays.

La Belgique a conseillé mardi à ses ressortissants de quitter l’Égypte si leur présence n’y était pas indispensable, et aux vacanciers de ne pas s’y rendre, sauf dans les régions touristiques de la Mer Rouge et du Golfe d’Aqaba.

«Il faut se rendre compte que la situation est de plus en plus explosive» et donc «éviter de prendre des risques inutiles», a expliqué le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, sur RTL TVI.

«Nous déconseillons les voyages. Nous demandons même plutôt de quitter l’Égypte pour tous ceux qui sont dans les grandes villes et qui n’ont pas de raisons impérieuses de s’y trouver aujourd’hui», a-t-il ajouté.

Son ministère a actualisé ses «conseils aux visiteurs» sur son site Internet, en indiquant que les voyages vers l’Égypte étaient «déconseillés, sauf ceux vers les régions touristiques de la Mer Rouge et du Golfe d’Aqaba. Dans ces régions, il est recommandé aux voyageurs de rester extrêmement vigilants».

Des législatives début 2014

La situation est devenue particulièrement tendue au Caire, où plus de 50 personnes ont été tuées lundi lors d’une manifestation de soutien à Mohamed Morsi, le président renversé mercredi par l’armée.

Hier, les nouvelles autorités égyptiennes ont annoncé les prochaines étapes de la transition politique, immédiatement rejetées par les Frères musulmans, alors que se déroulaient les funérailles de la cinquantaine de manifestants tués la veille lors d’un rassemblement de soutien à Mohamed Morsi.

En réaction, le président par intérim, Adly Mansour, a ordonné l’ouverture d’une enquête. Il a ensuite émis une déclaration constitutionnelle prévoyant l’organisation d’élections législatives d’ici début 2014, afin de relancer la transition politique. Une nouvelle Constitution sera soumise à référendum, puis une présidentielle sera annoncée.

Hier en fin d’après-midi, on apprenait la nomination de Hazem Beblawi à la tête du gouvernement égyptien . Cet économiste libéral a été vice-Premier ministre et ministre des Finances en 2011, durant la période de transition qui a suivi la chute de Hosni Moubarak. L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont annoncé mardi des aides de 8 milliards de dollars pour soutenir l’économie égyptienne.

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