Le grand méchant loup

Poelvoorde, dans une comédie sur l’infidélité, donne son avis sur la question

Benoît Poelvoorde est à l’affiche d’une comédie sur l’infidélité.Nous lui avons demandé son avis personnel sur la question : la réponse sera tranchée.

«Le grand méchant loup», c’est l’histoire de trois frères que l’on peut comparer aux trois petits cochons : chacun sa maison et sa façon de vivre. Mais leurs vies bien remplies vont être sérieusement chamboulées à la mort de leur maman.

Comme dirait l’adage : «quand le chat est absent, les souris dansent». Les deux cadets commencent donc à remettre en question leurs vies de couple respectives. Quant au troisième, il s’offusque du comportement de ses deux frères. S’en suivront alors plusieurs quiproquos vaudevillesques…

Ce trio fraternel est composé de Kad Mérad (l’aîné), Fred Testot (le cadet) et de Benoît Poelvoorde. L’acteur namurois y joue le personnage d’un homme marié, embourbé dans une relation adultérine, ne sachant plus faire la différence entre amour et état amoureux.

Alors qu’il commande sa bière, on demande à Benoît Poelvoorde s’il comprend pourquoi certaines personnes ont ce besoin d’aller voir ailleurs : «Si on est heureux et épanoui en couple, on n’a pas la place pour batifoler à droite et à gauche. Tu le sens directement si la personne est “ open” ou pas. Si la personne en face de toi a son couple qui bat de l’aile et toi aussi, ça risque de partir en sucette. Mais si tu es comblé en amour, il est clair que ça ne te viendrait même pas à l’esprit d’aller voir ailleurs».

« Être amoureux, c’est vachement épuisant »

L’acteur au caractère entier et passionné n’en démord pas : «Quand je vois des gens qui étaient en couple dirent : “ on est tombé amoureux, c’était pas prévu ”, moi, je trouve ça lâche. Si tu es tombé amoureux de quelqu’un d’autre, c’est parce que tu étais disposé à tomber amoureux, c’est que tu as laissé la porte grande ouverte. Ce coup de foudre, j’y crois pas. En général, les gens qui disent ça en sont à leur 7e ou 8e aventure (sourire)».

Alors, être amoureux et aimer, c’est quoi la différence pour ce grand sensible, qui se dit fleur bleue? : «Moi, je l’ai été mais je n’en ai plus envie. J’aime et c’est bien mieux. Être amoureux, c’est vachement épuisant. Tu n’es pas vraiment toi-même. On flatte son propre ego dans l’état amoureux. Le désir que te porte l’autre te flatte toi-même : c’est du narcissisme. Alors que quand tu aimes vraiment, que tu as passé une certaine durée de vie avec l’autre, c’est ça qui est beau».

Pour lui, ce sont les petits «défauts» de quelqu’un qui fait qu’on sait qu’on l’aime vraiment :

«Toutes ces petites choses du quotidien font de la personne que tu aimes quelqu’un d’unique et que tu apprécies avec ses “ défauts ”. Par exemple : t’as le droit de péter au lit ou d’avoir mauvaise haleine (rires). C’est pas flatteur mais c’est ça qui est bien dans une relation de couple. Là, tu te sens toi-même. La vraie vie de couple, elle commence quand on n’est plus amoureux ».

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