Égypte -

L’Union africaine suspend l’Égypte après le renversement du président Morsi

L’Union africaine suspend l’Égypte après le renversement du président Morsi

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AFP

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a suspendu vendredi la participation de l’Égypte à l’organisation panafricaine, après le renversement par l’armée du président égyptien Mohamed Morsi, selon un communiqué officiel.

L’UA a pour politique de suspendre tout Etat-membre où se produit un «changement inconstitutionnel de pouvoir». Cette mesure dure généralement jusqu’au retour à l’ordre constitutionnel.

«Le Conseil a décidé de suspendre la participation de l’Égypte aux activités de l’UA», a déclaré à la presse le secrétaire du Conseil de paix et de sécurité, Admore Kambudzi, lisant un communiqué officiel, à l’issue de plus de trois heures de réunion du CPS.

«Le Conseil réitère la condamnation et le rejet par l’UA de toute prise illégale du pouvoir», a poursuivi Kambudzi, «le renversement du président (Morsi) démocratiquement élu n’obéit pas aux dispositions pertinentes de la Constitution égyptienne et correspond donc à la définition du changement inconstitutionnel de pouvoir».

Au début de la réunion, l’ambassadeur égyptien auprès de l’UA, Mohamed Edrees, avait tenté de convaincre le CPS de ne pas suspendre son pays, arguant que l’armée n’avait fait que répondre à l’appel du peuple égyptien et que le renversement de M. Morsi n’était que la suite de la révolution populaire ayant chassé Hosni Moubarak du pouvoir en février 2011.

L’Egypte n’avait alors pas été suspendue de l’UA.

«J’ai défendu le cas de l’Égypte devant le CPS», a expliqué à la presse M. Edrees, sorti environ deux heures avant la décision.

«Depuis le début du printemps arabe, celui-ci pose un défi à (...) l’Union africaine. L’UA, à l’époque (du renversement de M. Moubarak), avait décidé que ce qui s’était passé en Egypte était une révolution populaire et devait donc être traité en conséquence», a-t-il souligné.

Le renversement de Morsi est une nouvelle «phase de ce qui s’est passé auparavant et mérite le même traitement», a-t-il argué.

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