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Abdication d’Albert II: plusieurs partis flamands veulent une monarchie protocolaire

Abdication d’Albert II: plusieurs partis flamands veulent une monarchie protocolaire

Gwendolyn Rutten, présidente des libéraux flamands.

Belga

La présidente des libéraux flamands, Gwendolyn Rutten, s’est déclarée jeudi confiante dans les capacités du futur souverain tout en plaidant pour une évolution de la monarchie vers un rôle protocolaire.

«Notre époque appelle à une monarchie moderne, protoclaire», a commenté jeudi Mme Rutten sur les ondes de la première chaîne de la radio publique flamande. «Cela doit se faire dans le respect de nos règles. Nous avons une Constitution et les articles ne sont pour le moment pas ouverts à révision. Mais dans un an, nous aurons ce débat. Il sera alors temps d’y travailler d’une manière adulte et dans le dialogue».

Interrogée sur les capacités du prince Philippe à reprendre la fonction royale, la présidente de l’Open-Vld s’est voulue confiante : «Je ne partage pas les doutes sur Philippe en tant que nouveau roi. Je pense qu’il est prêt», a-t-il confié.

«Il a grandi dans son rôle et je compte qu’il fasse souffler un vent nouveau au Palais».

CD&V

Le président du CD&V Wouter Beke est toujours partisan d’un rôle plus protocolaire pour le roi, mais ce débat ne pourra se tenir au plus tôt qu’après les élections de mai prochain vu que les articles relatifs aux pouvoirs du souverain ne sont pas ouverts à révision.

«On ne peut pas violer la Constitution», a déclaré jeudi le président des chrétiens-démocrates flamands lors de l’émission «De Ochtend», sur la première chaîne de la radio publique flamande.

«Nous ne pourrons mener ce débat que lors de la dissolution du Parlement en mai en désignant les articles à réviser, vu que l’on ne peut modifier la Constitution aujourd’hui», analyse M. Beke. «Dans une deuxième phase, il faudra constituer une majorité des deux tiers pour donner un nouveau contenu» aux missions du roi.

Le président du CD&V s’est dit partisan d’un tel changement, notamment la fin de la soumission des lois et arrêtés royaux à la signature royale.

«La royauté n’a pas vraiment sa place dans les démocraties modernes, mais elle bénéficie d’un large soutien en Belgique», constate M. Beke. «La question est de savoir comment la nouvelle monarchie pourra remplir son rôle dans la nouvelle Belgique».

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