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« Nous l’avons appris avec regret »

« Nous l’avons appris avec regret »

« Dès demain, le gouvernement s’attellera à préparer le changement de règne du 21 juillet. »

Si le Premier ministrea rendu un hommage appuyé aux qualitésdu souverain, il a aussi souligné combien son fils est prêt à lui succéder.

L’annonce de l’abdication du roi Albert II ne s’est faite qu’avec l’aval du gouvernement. Dans le timing voulu par lui? «C’est avec regret que nous avons appris que la santé du roi ne lui permet plus d’assumer sa fonction comme il le voudrait», a souligné le Premier ministre Elio Di Rupo en débutant un discours convenu, empli d’hommages au souverain.

«Le gouvernement fédéral, a-t-il dit, exprime son respect et sa compréhension pour la décision du roi». Et les qualificatifs élogieux de pleuvoir. «Sa sincérité, son courage et sa lucidité concernant sa décision méritent notre admiration», souligne le Premier ministre, exprimant sa profonde gratitude «pour l’engagement du roi Albert II au service des Belges tout au long de son règne de vingt ans».

Elio Di Rupo évoque aussi «un attachement basé sur la simplicité, l’écoute, le dialogue», ou encore «un intérêt profond pour ses concitoyens». Il ajoute: «au fils des années, avec la reine Paola, il a conquis le cœur des Belges.»

Autre éloge : même si «à sa naissance, le Prince Albert n’était pas prédestiné à devenir souverain, avec son enthousiasme, son humour, son empathie et son intelligence, il l’est devenu pleinement». Et de se réjouir que «le changement de règne s’opère dans des circonstances très différentes d’il y a vingt ans.»

Le sérieux de Philippe

Bien préparé, par contre, est donc le prince Philippe. En miroir du discours royal, le Premier ministre a lui aussi souligné combien le successeur constitutionnel s’est «préparé avec beaucoup de sérieux et un grand sens des responsabilités à sa future fonction. Il a déjà montré à de nombreuses occasions combien il aime la Belgique. Il a la volonté de bien servir notre pays.» Aucun doute sur les capacités de Philippe, forcément, même si l’hommage appuyé au souverain sortant met une énorme pression sur son fils. «Il pourra compter sur l’appui du gouvernement dans l’exercice de ses nouvelles fonctions».

Le timing était peut-être celui choisi par Albert II, mais mieux valait sans doute que la passation se passe au plus tôt. La période électorale de 2014 n’aurait été facile ni pour un souverain fatigué, ni pour un successeur trop frais. «Dès demain, le gouvernement s’attellera aux préparatifs» pour l’accession au trône.

La date tellement évidente du 21 juillet 2013 pour le changement de règne sera «l’occasion de multiples célébrations», rappelle Elio Di Rupo, puisque cette fête du pays sera aussi celle des 20 ans de règne d’Albert II et de l’intronisation du «nouveau roi Philippe et de notre nouvelle reine Mathilde.» «Puisse ce jour être un moment de fierté pour notre pays et l’ensemble de nos citoyens», a conclu le Premier ministre.

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