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William Vainqueur: «Ce n’était pas un coup de bluff»

William Vainqueur: «Ce n’était pas un coup de bluff»

Belga

William Vainqueur revient sur son coup de force du week-end passé, lorsqu’il a annoncé casser son contrat. Et se dit heureux du dénouement.

Samedi, William Vainqueur annonçait à la direction son intention de casser son contrat. Lundi, il en signait pourtant un nouveau au Standard, qui le prolongeait d’un an (2017), lui octroyait un salaire revu à la hausse et fixait une clause libératoire à 6 millions€. Le médian français, présent depuis mardi aux Pays-Bas avec ses coéquipiers, en stage, est revenu hier sur les événements qui ont marqué un week-end où il s’est passé énormément de choses entre les bureaux de Sclessin et Paris.

William Vainqueur, dans quel état d’esprit êtes-vous après ce qui vient de se passer ?

Très heureux d’être ici, en stage avec le Standard. Et de travailler sérieusement pour le début de saison.

Être toujours un joueur du Standard était donc une éventualité lorsque vous avez entamé votre bras de fer ?

Oui, c’était clairement une éventualité… même une priorité avant d’envisager le reste.

Alors, la question est simple : pourquoi avoir annoncé que vous cassiez votre contrat ?

J’ai fait ça pour pouvoir me mettre à table avec la direction. C’était, disons, une façon de mettre la pression pour qu’elle m’écoute. Dès samedi, elle a réagi en renouant le contact. Aujourd’hui, je suis heureux.

Mais s’agissait-il juste d’une menace, à vos yeux ?

Non, j’ai bien envoyé une lettre (NDLR : un recommandé signifiant qu’il voulait utiliser la loi de 1978 pour casser son contrat). Ce n’était pas un coup de bluff, même si je ne comptais pas aller au bout de la procédure. Mon souhait était de rester un an de plus ici, mais j’avais eu un rendez-vous avec la direction en janvier avec le souhait de rester et d’être revalorisé. Elle n’avait pas compris mes conditions financières et sportives. Désormais, tout est réuni pour que je sois heureux.

On imagine que ce week-end a été chahuté, pour vous.

Samedi, les premières heures après l’annonce, ça a été un des moments les plus difficiles de ma carrière. Je comprends qu’on n’ait pas saisi mon souhait, sur le coup.

Vous avez conscience que les supporters attendent plus de vous à la suite de cette histoire ?

Ce n’est pas un problème, je vais répondre sur le terrain.

Il y a une clause libératoire dans votre contrat… Vous pourriez donc partir dès qu’une belle offre arrive.

Oui, il y a bien une clause, mais elle ne peut pas être activée cet été. Et je peux vous assurer que je resterai au moins jusqu’à l’été prochain. Après, on verra s’il y a des clubs intéressés. Je respecte le Standard, venu me chercher en Ligue 2, et ses supporters. Je n’oublie pas ce que le club a fait pour moi. Je comprends qu’il y ait eu de la déception chez certains supporters (NDLR : qui l’ont interpellé, notamment via Twitter), mais je savais où je voulais aller, c’est-à-dire faire réagir la direction.

Et s’il n’y avait pas eu de réaction de sa part ? Aviez-vous la possibilité de signer dans un autre club ?

Non, je n’avais discuté avec aucun club, par respect pour le Standard. Par la suite, si je n’avais pas resigné, peut-être. Samedi, plusieurs clubs sont venus aux renseignements.

Dont Anderlecht ?

On sait tous qu’il y avait de l’intérêt de la part d’Anderlecht, mais il n’y a pas eu de contact direct samedi, non. À partir du moment où je reste en Belgique, je préfère que ça soit ici, plutôt qu’à Anderlecht. Je sais ce que représentent les relations entre ces deux clubs. Partir là-bas n’aurait pas été une bonne décision. Ma famille et moi nous sentons bien, à Liège.

Vous ratez donc l’opportunité de disputer la Ligue des Champions ou encore de découvrir la Premier League.

Si je sors des bons matches, cette opportunité reviendra. J’ai un plan de carrière et je ne veux pas sauter les étapes. Pour le moment, je suis concentré à 100 % sur le Standard, et je vois qu’on a une équipe compétitive.

On imagine que la resignature d’Ezekiel vous fait plaisir…

On voit qu’on commence à avoir des ambitions, vu qu’il n’y aura pratiquement pas de départ. La direction et le coach veulent garder la même équipe avec trois ou quatre recrues. Ça m’a rassuré. L’équipe a mûri et a plus d’expérience. Si on ne commet plus de bêtes fautes, comme parfois, on pourra gagner quelque chose.

Tous les événements extra-sportifs autour du club ne sont-ils pas perturbants ?

Bien sûr, on se pose des questions, mais on veut rester concentré sur notre but : bien figurer en Europe et réaliser une bonne saison. Mon objectif reste de gagner des titres avec le Standard.

Quelle opinion avez-vous de Guy Luzon, après quelques jours ?

Jusqu’ici, tout s’est bien déroulé. Au moment de cette histoire (NDLR : de sa rupture de contrat), il m’a parlé et a compris mon souhait.

Quel entraîneur est-il ?

Avec lui, on travaille beaucoup tactiquement. Il amène aussi une rigueur défensive, ce sur quoi insistait déjà Mircea Rednic. C’est une bonne chose de forcer les attaquants à défendre un peu plus. En fait, on est dans une certaine continuité par rapport au précédent coach.

Le mécontentement des supporters à l’égard du Président ne va-t-il pas placer une certaine pression sur l’équipe ?

Oui, c’est possible. Mais tout ce qui se passe en dehors ne m’atteint pas. Le principal, c’est le terrain.¦

Pro League

Classement
# MJ V D N B P
1 FC Bruges 11 6 1 4 20/13 22
2 Eupen 10 6 2 2 21/12 20
3 Antwerp 10 6 2 2 20/13 20
4 Union St-Gill. 10 6 3 1 20/9 19
5 KRC Genk 10 5 3 2 21/15 17
6 FC Malines 10 5 4 1 18/19 16
7 Anderlecht 10 4 2 4 19/12 16
8 Courtrai 11 4 4 3 14/14 15
9 St-Trond 10 4 4 2 10/12 14
10 Ostende 10 4 4 2 14/18 14
11 Charleroi 10 3 2 5 17/13 14
12 Standard 10 4 5 1 10/17 13
13 FC Seraing 10 4 6 0 13/17 12
14 La Gantoise 10 3 5 2 16/13 11
15 Zulte-Waregem 10 2 5 3 15/23 9
16 OH Louvain 10 1 3 6 9/17 9
17 Cercle Bruges 10 2 6 2 11/16 8
18 Beerschot 10 0 8 2 7/22 2
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