Oui, on craignait ne jamais pouvoir revivre ça…

Kirsten Flipkens tentera de s’offrir la finale, ce jeudi à Wimbledon. Cette édition folle, folle, folle cache peut-être encore une belle surprise.

Qui l’aurait cru ? Pas même elle, avoue Kirsten Flipkens. Oui, on la savait sur la pente ascendante depuis une grosse année après des saisons de galère (dos au début, poignet droit opéré en 2010, caillots de sang au mollet au printemps 2012), de même qu’on l’attendait sur le gazon qui rime avec prédilection, mais de là à imaginer la Campinoise en demi-finale de Wimbledon, il y avait un pas. Que l’Anversoise a superbement franchi, mardi, pour s’offrir, à 27 ans, un moment historique dans sa carrière sportive. Et réveiller la flamme du tennis féminin belge. Et dire qu’avec Justine Henin et Kim Clijsters retraitées (et Yanina Wickmayer, demi-finaliste à l’US Open 2009 à la recherche de son tennis passé), on craignait ne plus jamais revivre ça: un dernier carré de Grand Chelem, voire mieux. Car ce n’est peut-être pas fini… Non seulement ce millésime pourrait encore accoucher de sensation(s), mais en plus, qu’elle batte la Française Marion Bartoli (WTA15), ce jeudi, serait à peine une surprise vu la façon dont elle a dominé Petra Kvitova (N.8) avant-hier.

Kirsten, qui a déjà égalé sa mentor Kim Clijsters, demi-finaliste en 2003 et 2006, est donc à deux ou trois sets de faire mieux encore et de faire mieux aussi que Justine en 2007 (battue par Bartoli en 1/2). Ce faisant, elle imiterait la Namuroise finaliste (malheureuse) en 2001 et 2006. Et si la petite Kirsten (1m65) réussissait là où ses illustres aînées ont échoué ? Ce ne serait qu’une suite logique de cette édition complètement folle, finalement.

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