L’hommage de Cavendish à Steegmans

L’hommage de Cavendish à Steegmans

Belga

Mark Cavendish était bien conscient du boulot accompli hier par son équipe. Et l’hommage rendu à Steegmans est impressionnant.

 

Marck Cavendish ne court pas après les records, malgré le fait qu’il a signé hier sa 24e victoire sur le Tour de France. Qui le fait se rapprocher des 25 succès de Leducq, ou des 28 de Bernard Hinault. Cette année, il ne pourra pas approcher les 34 victoires de Merckx.

« Mais je n’ai pas cet objectif, disait Cavendish hier, parce que le Tour de France est une course à part, et y remporter une étape pour un coureur fait que sa carrière est réussie. Cela dit, ce que je veux, c’est m’imposer dans un maximum d’étapes.»

Quant à son sprint, comme signalé dans l’analyse, Cavendish le jugeait facile. « Je suis resté dans les roues de mes équipiers, racontait-il, et je n’ai produit mon effort que dans les 150 derniers mètres. Honnêtement, je ne pensais pas trop à tout cela hier matin, parce que je ne me sentais pas encore à 100 %. Mais la Gineste m’a aussi rappelé mes débuts chez les professionnels, c’était lors du Grand Prix La Marseillaise. Et je me souviens aussi que c’était Robert Hunt, un sprinter, qui s’était imposé. Je pouvais donc me dire que c’était aussi possible pour moi… Cette victoire qui arrive, c’est évidemment excellent pour l’équipe. À Nice, après le contre-la-montre par équipes, on avait vraiment le moral dans les chaussettes.»

Et puis, l’Anglais aimait aussi à rappeler que, hier, des coureurs comme Martin et Terpstra, pourtant blessés à des degrés divers dans des chutes, n’avaient pas non plus hésité à œuvrer pour cette victoire.

Quant à Steegmans, Cavendish ne tarissait pas d’éloges à son sujet.

« Je ne soulignerai jamais assez le boulot qu’il peut accomplir, disait l’ancien champion du monde. Avant, il a travaillé pour McEwen, qui était dans une équipe concurrente, mais cela ne change évidemment rien à mon jugement. Gert est un type impressionnant, un gars super-intelligent et je n’ai jamais compris pourquoi la presse belge ne l’épargnait pas toujours… C’est un gars d’une grande profondeur, quelqu’un de cultivé, de chouette. Et quel boulot il a fait hier, avec Trentin. Leur expérience est irremplaçable.»

Autant écrire que, ce jeudi, avec pareilles complicités dans l’équipe belge, on pourrait encore assister à un autre succès de Cavendish.

Entre Aix-en-Provence et Montpellier, c’est tout plat sur ces 176,5 km, sinon un col de quatrième catégorie, la Vayède après 68 km (700 m à 7 %) et on pressent une arrivée au sprint, comme le dit Jean-François Pescheux : «Sauf si le vent s’en mêle, mais la logique voudrait que les candidats au maillot vert fassent le plein.»

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