marc Eyskens et guy Verhofstadt

« Ensemble, on buvait des bières »

« Ensemble, on buvait des bières »

Huit ans aux côtés d’Albert II ont permis à Guy Verhofstadt de se forger une opinion précise sur le caractère du roi.

REPORTERS

Humanité. Sens de l’État. Les grandes figures politiques de ces dernières années s’accordent sur la personnalité d’Albert II.

Pas mal d’émotions, hier, dans les propos recueillis auprès des anciens ministres et Premiers ministres qui ont côtoyé Albert II. Parmi les plus touchés, Marc Eyskens. Il a évoqué notamment hier ses années de jeunesse du prince Albert en mission sur la RTBF. «C’est un homme gentil, extrêmement humain, j’ai pu m’en rendre compte. Il avait un comportement convivial, on était jeune, on en oubliait presqu’il était prince. Ensemble, on buvait des bières ». Et en tant que roi ? «C’était un homme polyvalent. Comme chef d’état, il était conscient de ses responsabilités.»

Pour la suite, l’ancien ministre CVP souhaite le meilleur pour le roi. «Je voudrais lui dire de continuer à sonder l’âme des hommes et des femmes qu’il va rencontrer. De continuer à intégrer la modernité dans son comportement ».

Guy Verhofstadt, Premier ministre durant huit ans sous le règne d’Albert II, a aussi salué la personnalité du souverain. Il a mis en avant, aussi, son grand sens de l’état et son humanité. «Personnellement, je me souviens du talent du Roi pour consoler les gens et pour les aider à traverser la tragédie, de sa capacité d’écoute » a-t-il dit à l’agence Belga. Au niveau politique, Guy Verhofstadt dit avoir «toujours été frappé par sa capacité à combiner un travail exigeant et prenant avec un grand sens de l’humour, même pendant les périodes de crise. Dans l’exercice de ses importantes fonctions, le Roi est toujours resté un homme ordinaire, un souverain proche de son peuple ».

D’éloges, l’ancien Premier n’en tarit pas. «Albert II a été particulièrement apprécié par tous les Belges, quelles que soient leur langue et leur région d’origine, tant il personnifie la vraie nature de notre pays et de nos citoyens: travailler dur, un bon sens de l’humour et le refus de tous les extrémismes ».

Et pour la suite? Marc Eyskens se veut confiant. Philippe ? Il y croit. «Je crois que c’est un nouveau roi pour un nouveau pays ».

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