Kirsten, demi-finaliste de Wimbledon, cela fait de vous l’égale de Kim Clijsters dont on vous sait très proche. Fière ?

Ce que Kim et Justine Henin ont fait est extraordinaire et c’est sûr que je n’avais jamais imaginé me retrouver là un jour, moi aussi. C’était déjà fabuleux d’avoir atteint les huitièmes de finale à l’Open d’Australie en janvier dernier.

Avec quel objectif aviez-vous entamé le tournoi ?

Si on m’avait demandé au début de la quinzaine qui serait en demi-finale, je n’aurais jamais cité les noms des quatre joueuses qui y sont. Allez, peut-être juste celui d’Agnieszka Radwanska, mais sûrement pas le mien… Je suis la plus inattendue du lot ? Honnêtement, peu m’importe…

Ça vous étonne vraiment et/ou encore de vous retrouver là ?

Quand on se rappelle que dans la foulée de mon titre chez les juniors (2003), les médecins me disaient perdue pour le tennis en voyant mon dos, ils doivent être surpris… Mais je suis quelqu’un qui n’abdique pas facilement.

Vous avez aussi dû vous habituer aux blessures et à ce propos, comment va votre genou droit ?

J’ai toujours un peu mal, mais l’adrénaline aide à surpasser la douleur… Et puis j’y ai été « mollo » ce mercredi à l’entraînement. Le but (entre pas mal d’interviews), c’était surtout beaucoup de soins, un massage l’après-midi, un plat de pâtes le soir et aller dormir tôt.

Comment expliquer ce calme pour le premier quart de finale en Grand Chelem de votre carrière, votre premier match aussi sur le Centre Court de Wimbledon (que vous retrouverez ce jeudi) ?

J’avais repéré le chemin vers le Centre Court, j’étais passée devant la « Royal box » etc., précisément pour m’habituer aux lieux. C’était important pour moi. Du coup, j’étais à l’aise dès les premiers jeux. Même si elle a débuté très fort, m’empêchant de monter au filet, alors que c’est ma marque de fabrique. Je ne sais pas comment mais j’ai réussi à faire tourner le match…

Comme Justine en 2007, vous allez affronter Marion Bartoli. Ça vous inspire quoi ?

Je n’ai jamais joué contre elle et je ne la connais pas. Et à vrai dire, ce n’est pas le genre de joueuses que je regarde volontiers… Ce que je sais, c’est que c’est une joueuse qui « mord » dans tout. Ce sera d’autant plus dur, qu’elle a déjà joué une finale ici et donc l’expérience parle pour elle. Comme contre Kvitova en quart, je n’aurai donc rien à perdre. Pas pour me déplaire…

Tiens à propos, vous avez joué avec le toit fermé à cause de la météo mardi, ça vous dirait de jouer à ciel ouvert, cette fois ?

Toit ouvert ou fermé, ça m’est égal.¦ Ar.B.

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