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Dans les yeux d’Olivier Delacroix

Dans les yeux d’Olivier Delacroix

Prisca est infirmière de nuit aux urgences. Un boulot stressant qu’elle n’échangerait pour rien au monde.

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Olivier Delacroix, le philanthrope aux dreadlocks, revient avec une troisième saison de reportages au plus près de l’humain.

Olivier Delacroix repart à la rencontre de ces Français dont les histoires personnelles le passionnent. Il tente, en leur accordant cette écoute bienveillante qui est sa marque de fabrique, de comprendre pourquoi leurs parcours si particuliers parlent de chacun de nous et nous touchent profondément.

«Il y a juste mon regard, bienveillant, que les témoins doivent ressentir instantanément parce qu’il faut une tonne de courage pour se raconter comme ils le font. C’est pour cela aussi que je m’inclus dans le cadre, je suis de leur côté, je m’engage avec eux».

Ce soir, Olivier Delacroix nous fait partager le quotidien de quatre femmes qui ont fait le choix de travailler de nuit. Cet espace hostile, voire dangereux, souvent réservé aux hommes, comme en marge de la vie des autres, ceux qui vivent le jour.

Il y a Prisca, infirmière de nuit aux urgences de Tarbes. Trois fois par semaine, de 21hà 7hdu matin, elle est sur le pont pour accueillir des dizaines de patients dont les comportements et les pathologies sont influencés par la nuit. À 66 ans, Annie passe sa vie au volant de son 38 tonnes… Chaque semaine, cette grand-mère laisse derrière elle sa famille pour sillonner la France. Seule dans son camion, seule dans la nuit.

Angélique, 28 ans, est danseuse et stripteaseuse dans les cabarets, les boîtes de nuits ou même chez les particuliers. Le monde de la nuit et de la fête est grisant, mais peut aussi être risqué. Autre décor pour Vanessa, agent de la sécurité à la RATP. La nuit, elle arpente métro, tramway et bus pour traquer les resquilles et les incivilités… Le climat est souvent tendu. Pour tenir, il faut être fort physiquement mais aussi psychologiquement.

«La nuit intrigue, angoisse et fascine. L’obscurité, le silence, c’est un monde à part, une ambiance particulière, explique Olivier Delacroix. Pourtant, les femmes sont de plus en plus nombreuses à adopter une activité nocturne… certaines contraintes et forcées mais d’autres par passion, par amour de leur travail. J’ai voulu connaître les raisons de leur choix, comprendre ce qui les avait attirées dans cette vie en décalage… Quelles difficultés doivent-elles affronter? Quelles sont les conséquences sur leur métabolisme, leur famille, leur vie en société? »

Ca.D.

France 2, 22.15

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