Aéroports

Moins d’aides pour les « régionaux »

Moins d’aides pour les « régionaux »

La révision par l’Europe des aides d’État aux aéroports régionaux concerne directement Charleroi.

ÉdA – 202320187433

Les aéroports régionaux doivent s’attendre à bénéficier à l’avenir de moins d’aides d’État, en raison d’une révision programmée par la Commission européenne des règles d’octroi des aides publiques aux aéroports et compagnies aériennes.

«Notre but est de faire en sorte que l’argent du contribuable soit dépensé à bon escient, là où il est vraiment nécessaire», a affirmé mercredi le commissaire européen Joaquin Almunia, en présentant les grandes lignes de cette réforme.

Les règles des aides d’État au secteur aéroportuaire remontent à 1994 et 2005. L’évolution du marché nécessite de les adapter, estime l’exécutif européen, alors que le secteur fait face aux fusions de compagnies nationales, au boom des aéroports régionaux et à l’émergence de compagnies à bas tarifs.

Dès lors, Joaquin Almunia souhaite que les aides d’État aux investissements dans les infrastructures aéroportuaires justifient d’un réel besoin en matière de transport et d’une nécessité de garantir l’accessibilité d’une région. Les possibilités d’octroi d’aides sont donc plus élevées pour les petits aéroports que pour les grands, mais elles tiendront aussi compte de la présence de lignes ferroviaires à grande vitesse.

Les services européens de la concurrence se penchent actuellement sur une soixantaine de dossiers aéronautiques. Joaquin Almunia a ainsi rouvert l’an dernier celui des aides wallonnes à Ryanair à l’aéroport régional de Charleroi.

L’exécutif communautaire attend désormais les remarques des intéressés dans les six mois.

André Antoine, le ministre wallon en charge de la politique aéroportuaire, s’est dit mercredi confiant à première vue après avoir découvert les premières lignes de cette réforme. À l’heure actuelle, les pouvoirs publics wallons n’adressent plus d’aides aux compagnies aériennes selon le ministre. Ils le font en revanche encore à l’adresse des aéroports wallons au travers d’un subside permettant à ceux-ci de faire face aux frais engendrés pour la sécurité des passagers.

À l’aéroport de Charleroi, ce subside représente une enveloppe de 14 millions d’euros, a précisé Jean-Jacques Cloquet, l’administrateur-délégué de BSCA.

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