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Dopage: cible d’une enquête pour sa victoire au Tour de France 1996, Bjarne Riis pense «avoir de l’avenir dans le cyclisme»

Dopage: cible d’une enquête pour sa victoire au Tour de France 1996, Bjarne Riis pense «avoir de l’avenir dans le cyclisme»

Riis n’est arrivé sur la Grande Boucle que ce mardi.

Associated Press / Reporters

Une enquête a été ouverte au Danemark contre Bjarne Riis. Sa victoire au Tour de France 1996 est dans le viseur des autorités antidopages. Malgré cela, «Monsieur 60 %», qui a déjà avoué avoir eu recours à l’EPO, persiste à se voir parmi le peloton dans les années à venir.

«Oui, je sais, l’agence danoise anti-dopage mène une enquête à mon sujet», avait avoué le manager danois de l’équipe Saxo-Tinkoff Bjarne Riis lundi matin à Ajaccio au départ de la 3e étape du Tour de France. «Je ne ferai aucun commentaire à ce propos. Pour le moment du moins...»

Selon Cyclingnews, auquel il s’est (un peu) confié, l’enquête porterait sur sa victoire de 1996, mais tentera aussi d’établir dans quelle mesure il serait également à l’origine des affaires Ullrich et Hamilton.

Riis n’est arrivé que lundi en Corse. «J’étais en vacances avec mes enfants», se justifie-t-il. «On faisait du vélo...»

« J’ai encore pas mal de choses à donner »

Surnommé «Monsieur 60 %» pour son taux d’hématocrite supérieur à la limite autorisée, il a déjà avoué que l’EPO l’avait aidé lors de son unique succès dans le Tour. Les organisateurs du Tour l’avaient alors rayé de la liste de leur palmarès, avant de le faire figurer de nouveau, les faits étant prescrits.

Le manager de l’équipe d’Alberto Contador, un des principaux candidats à la victoire finale cette année, comprend les critiques dont il fait l’objet depuis ses aveux. «Les gens ont le droit de penser que je ne suis pas digne de diriger une équipe compte tenu de mon passé trouble», admet-t-il. «Je pense pourtant avoir de l’avenir dans le cyclisme, auquel j’ai encore pas mal de choses à donner. Je l’ai d’ailleurs prouvé ces dernières années. J’estime donc avoir le droit d’être ici».

Riis déclare aussi ne pas trop s’inquiéter à propos de l’enquête dont il fait l’objet au Danemark. «On verra bien», conclut-t-il en effet.

Plusieurs coureurs, pour rappel, dont Christian Vande Velde, David Zabriskie et Tyler Hamilton, avaient déclaré durant l’enquête de l’USADA qu’ils s’étaient dopés alors qu’ils couraient pour Riis.

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