Gerrans plus rapide que son autobus

Gerrans plus rapide que son autobus

AFP

Simon Gerrans, par sa victoire hier, a fait très vite oublier l’épisode malheureux de son bus, coincé sous le portique d’arrivée à Bastia.

 

Simon Gerrans n’est pas resté bloqué sur la ligne d’arrivée, en l’emportant devant Sagan hier. La référence est facile, rapport à cet incident qui avait mis en cause, samedi, l’autocar de son équipe Orica GreenEdge, coincé sous le portique d’arrivée à Bastia. «Au sein de notre équipe, disait-il, on a préféré en rire, d’autant qu’on ne savait pas ce qui s’était passé pendant cette première étape. Je peux simplement vous dire que notre chauffeur est fantastique et qu’on est très fier de le compter parmi nous.»

Pour clore le débat, le chauffeur en question, Garikoïtz Atxa, un ancien cycliste professionnel, a reçu le soutien de ses collègues et s’est défendu : «Je n’ai fait que suivre les indications de l’organisation…»

Cela a tout de même coûté une amende de 1600 euros à la formation. Qui, hier, l’a effacée en un coup de par la victoire de Simon Gerrans. L’Australien était on ne peut plus heureux de ce succès. «Acquis par toute l’équipe, précisait-il d’emblée. Cette étape, c’était un peu comme une classique ardennaise, poursuivait le vainqueur de Milan-San Remo en 2012. J’ai pu bénéficier d’un poisson pilote qui se nomme Impey, de manière à fournir mon effort dans les deux cents derniers mètres. Mais j’ai vu que Sagan était aussi à mes côtés et, une fois la ligne d’arrivée franchie, j ‘étais incapable de dire si j’avais gagné.»

Pour Gerrans, ce succès était donc un bien meilleur coup publicitaire que le «busgate» de samedi dernier.

« L’objectif de mon équipe était de gagner une étape, c’est fait», continuait celui qui s’imposa sur le Tour en 2008 à Prato Nevoso. Cela date déjà et c’était sous le maillot de l’équipe Crédit Agricole.

« Et donc c’est très précieux pour ma formation, expliquait-il, cela nous manquait sur le Tour de France. L’idée était que quelqu’un accompagne l’échappée. Et quand celle-ci s’achevait, c’était à moi de terminer le travail dans un sprint éventuel. Ce plan a réussi car Simon Clarke est resté devant pendant presque toute l’étape. Dans le sprint, Daryl Impey a été exceptionnel jusqu’à ce que je donne tout. J’ai regardé à côté de moi, et j’ai vu Peter Sagan revenir. J’ai continué à fond et avec mon coup de rein sur la ligne j’ai réussi à être un rien devant. La différence n’était pas très grande. L’an dernier nous avons avec Orica-GreenEdge connu une année fantastique, mais il nous avait manqué cette victoire dans le Tour de France.»

Ce succès de Gerrans, pour quelques centimètres, Sagan aurait voulu le savourer, lui qui a tout de même endossé le maillot vert. Mais, on le sait, le Slovaque ne se contentera pas d’un accessit sur ce Tour.

« Je ne peux pas être heureux de cette 2e place, disait-il. Mais je l’accepte. D’autant que d’un autre côté, j’ai le maillot vert. Qui sera difficile à défendre. Je ferai jour après jour.»

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