football - Coupe des Confédérations

Seleçao et Roja à la croisée des chemins

Seleçao et Roja à la croisée des chemins

Les Brésiliens ont interrompu la série espagnole de 29 matches de compétition sans défaite.

Associated Press/Reporters

Le Brésil, moribond il y a quelques semaines, a surclassé l’Espagne hégémonique en finale de la Coupe des Confédérations, dimanche au Maracana, un résultat marquant à un an du Mondial-2014 et représentatif des progrès du premier et des limites de la seconde, apparue totalement dépassée.

« Avant, on me chambrait beaucoup en Europe avec les matches du Brésil, mais je pense qu’à partir d’aujourd’hui, on va commencer à nous regarder différemment » : le capitaine Thiago Silva a donné le ton.

Assistance: 73 531.

Arbitre: M. B. Kuipers (P.-B.).

Carte rouge: 68e Piqué.

Cartes jaunes: Arbeloa, Ramos.

Buts: Fred (1-0 et 3-0, 2e et 47e ), Neymar (2-0, 44e ).

BRÉSIL: Julio Cesar; Dani Alves, Thiago Silva, David Luiz, Marcelo; Paulinho (88e Hernanes), Luiz Gustavo; Hulk (73e Jadson) Oscar, Neymar; Fred (78e Jô).

ESPAGNE: Casillas; Arbeloa (46e Azpilicueta), Piqué, Sergio Ramos, Jordi Alba; Xavi, Busquets, Iniesta; Mata (52e Navas); Pedro, Torres (59e Villa).

Cela faisait des années que la Seleçao s’enlisait dans un chemin cahoteux, de matches amicaux peu convaincants en incapacité chronique à battre les nations huppées. Et puis le travail de Luiz Felipe Scolari, arrivé en novembre à la place de Mano Menezes, a fini par payer. «Felipao» a d’abord trouvé son équipe-type, avec notamment la paire de milieux récupérateurs Luiz Gustavo-Paulinho, derrière une ligne Hulk-Oscar-Neymar en soutien du buteur Fred (5 buts à la «Coupe des Conf’»), au profil de renard qui plaît tant au sélectionneur. Et Neymar, qu’il a qualifié de «génie», a éclaté au plus haut niveau. Scolari a inculqué à son groupe la notion d’équilibre, une discipline tactique et un sens du combat qui viennent compléter le naturel technique du «futebol» brésilien.

«Cette conquête ouvre un chemin, donne la possibilité aux supporters de croire que nous bâtissons une équipe qui peut être compétitive et peut briguer le titre en 2014, a déclaré Scolari. Ce groupe avait besoin de gagner une compétition pour se sentir grand.»

Est-ce pour autant la fin du modèle espagnol? Sans doute est-ce tôt pour l’avancer, puisque l’échec dans la Coupe des Confédérations 2009 en demi-finales face aux États-Unis (2-0) ne l’avait pas empêchée d’être championne du monde et d’Europe par la suite.

«Bien sûr, nous ne sommes pas heureux de la défaite, et il faudra l’analyser, mais nos antécédents font que nous restons optimistes, a affirmé Vicente Del Bosque après la cuisante claque. Nous avons de bons joueurs, un bon style de jeu, et nous n’avons pas à les changer à cause d’une défaite, même si elle est méritée».

Nos dernières videos