Que chacun soit prévenu, l’État fédéral ne sera pas le seul à éponger. Chacun devra se serrer la ceinture : régions, communautés, communes, provinces, zones de police, CPAS.

Le Premier ministre l’a dit et répété pour que ce soit bien clair, en citant chaque niveau de pouvoir explicitement. Il a précisé qu’il «sera demandé aux régions, il n’y a pas de secret, qu’elles aient leur propre trajectoire en équilibre. La Flandre l’a déjà fait. Bruxelles et la Wallonie ont prévu de le faire pour 2015. On leur demande un effort. » Il allait de ce pas le faire savoir à chacun.

Un comité de concertation, réunissant les fédéraux, les régionaux, les communautaires et en sus Écolo et la N-VA, était annoncé dès hier soir. Objectif : officialiser l’engagement de l’ensemble des entités vis-à-vis de l’Europe. Oui mais la réunion n’a pas eu lieu. Ce sera pour ce mardi matin, officiellement pour des raisons d’agenda.

En réalité, les communes dérapent au nord comme au sud du pays. Et ce sont aux régions respectives de gérer cet énorme souci. Pas au fédéral, qui donne juste le «la » pour que la partition tienne la route face aux exigences européennes. Plusieurs ministres fédéraux l’ont assuré hier.

Le déficit dont la responsabilité est imputée aux communes est fixé à 260 millions. Des chiffres divergents (avec des montants nettement plus importants) avaient circulé. Les négociateurs fédéraux ont demandé au Bureau du Plan et au comité de monitoring de recalculer ensemble «le véritable montant » du problème.

En attendant, et malgré l’assurance et la confiance du ministre du budget wallon, André Antoine, ce n’est pas simple. Si la Flandre pourra absorber sa part (150 millions des 260), la Wallonie le pourra-t-elle?

C.Ern.

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