« Passion Tour. Dans la roue de Rodrigo Beenkens. » C’est l’intitulé du bouquin qu’il vient de sortir. Cosigné par Jean-Marc Ghéraille et Rodrigo Beenkens.

Pour le centième anniversaire de la Grande Boucle, le premier est parvenu à convaincre le second de prendre la plume. Pour livrer les souvenirs de ses 21 expériences. « Au départ, je ne voulais pas. Pour une question de temps et d’intérêt.  » Mais il a dit oui, quand même. Et cela lui a pris du temps, comme il le craignait.

«Je n’avais pas envie de refaire les Tours. J’avais plus envie de raconter ce que les téléspectateurs ne voient pas. De les prendre par la main et de leur raconter mon quotidien pendant le Tour. Pour qu’après avoir lu ses pages, ils se sentent un peu à côté de moi pendant la course. J’avais envie de faire mon guide du Tour. De partager mes coups de cœur, mes petites adresses, mes anecdotes.  » Comme il le dit  : «De faire mon tour de la France.  » Mais voilà, la maison d’édition avait envie aussi et surtout de bicyclette. «Il y a eu alors la sortie et les aveux partiels de Lance Amstrong, en début d’année. Là, c’était incontournable. Je ne pouvais pas ignorer le chapitre vélo.  »

L’exercice, quoiqu’éprouvant, a plu  : «Écrire, c’est formidable. Ça fait du bien. Ça permet de faire le tri dans ses idées. De tout faire défiler et épingler ce qui a compté. Un peu comme lorsqu’on a perdu un GSM  : quels sont les premiers numéros que l’on réencode ?  »

Pour lui, ce livre est l’occasion aussi de saluer des gens qui l’ont marqué, qui l’ont aidé. Comme Albin qui était plus que le chauffeur pendant le Tour, comme ces gens qui l’ont accueilli, qui ont cru en lui. Comme sa famille, qu’il protège farouchement, mais sur laquelle il lève un voile. «Oui, la télé peut rendre fou si votre existence s’organise autour d’elle.  » Ce n’est pas son cas même si elle lui prend beaucoup de temps et d’énergie.

«Ce livre, je ne sais pas si je le referais. Je ne suis jamais satisfait de ce que je fais. Mais c’est une expérience. Il y a un goût de trop peu. L’idéal aurait été de faire deux livres. Un sur le Tour et un autre sur mon Tour.  » Le résultat  : 170 pages qui se lisent comme on boit un bon rosé au soleil. C’est frais, c’est vrai.

«Passion Tour», préface d’Eddy Merckx. Renaissance du livre.

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