Astana en tandem solaire

En route pour Astana, Christian et Elvira prendront le tracé nord (carte) et feront même un détour par la mer d’Aral et Baïkonour.

Eda-A.W.

Ils se sont connus sur un vélo. Leur passion commune va les conduire à Astana en tandem solaire.

Leur passion, Elvira Askarova (52 ans) et Christian Van den Ackerveken (66 ans) la vivent en tandem. Une triple passion en réalité : celle du vélo, du voyage et de la découverte des autres et de leur culture. Eux qui s’étaient rencontrés à l’occasion d’une randonnée cyclotouriste dans le sud de la France ont continué à pédaler ensemble dans la vie et… sur un tandem. Et parfois très loin : Russie, Kirghizistan, le Danube depuis sa source jusqu’à son delta, un périple Reims-Tallin, Saint-Petersbourg, Helsinki et d’autres routes d’Europe encore ont été parcourues à la force de leurs mollets

Mais cette fois, le couple de Flémalle s’embarque pour une aventure d’un autre acabit : rallier Astana, non plus en tandem classique, mais en tandem solaire. Un périple qu’ils ont entamé lundi en prenant la direction de… la Savoie. Un détour de 870 km afin de prendre le départ, le 15 juin, de l’aventure The Sun Trip (www.thesuntrip.com) qui doit conduire 35 participants et leurs vélos solaires de Chambéry à la capitale du Kazakhstan.

«Rallier Chambéry sera pour nous un échauffement et aussi l’occasion de tester notre matériel », sourient les deux habitants de Flémalle (Liège) qui ont connu quelques soucis avec la stabilité de la remorque qu’ils avaient initialement choisie et qui n’ont reçu la nouvelle qu’il y a une semaine.

Un détour de 600 km pour voir la mer d’Aral et Baïkonour

The Sun Trip est présenté par son organisateur comme le «Vendée Globe terrestre », même si l’esprit de compétition n’y est pas spécialement présent. Les concurrents sont ainsi totalement libres du parcours qu’ils emprunteront, la seule obligation étant de passer par l’unique point de contrôle situé à mi-parcours, à Sotchi (prochaine ville organisatrice des JO d’hiver) en Russie.

Si certains participants comptent bien tenter de battre un record de vitesse, d’autres se la joueront donc plutôt à la mode balade-découverte. C’est d’ailleurs le cas de Christian et Elvira.

«Notre but c’est de promouvoir le vélo électrique, explique le Liégeois, délégué à la Fédération cycliste Wallonie-Bruxelles au sein de laquelle il a bataillé pour que les vélos électriques soient admis dans les randos de cyclotourisme. Car cela permet aux anciens qui n’ont plus les capacités physiques de continuer à accompagner les sorties. »

Mais grâce à Elvira, originaire du Kirghizistan et qui parle couramment le russe, le couple compte aussi faire un maximum de rencontres avec les populations locales. D’ailleurs, alors que certains concurrents ont choisi de traverser la mer Caspienne en ferry, Elvira et Christian la contourneront par le nord avant de faire un détour de 600 km afin de voir la mer d’Aral et visiter la ville de Baïkonour. «On n’est pas pressé et on n’a d’ailleurs fixé aucun point d’étape à l’avance, dit Christian. Ce sera en fonction de nos envies et… de ce que les jambes pourront.» Alors que les autres concurrents effectueront entre 7 000 et 8 000 km, les Liégeois pédaleront 2 000 bornes de plus.

Seul impératif : être à Astana le 29 septembre au plus tard. Date du départ du semi-remorque affrété par l’organisation pour ramener les vélos et tandems en Europe. Sinon, il faudra revenir en pédalant…


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