Un Belge à la tête de l’armée européenne

Le général belge Guy Buchsenschmidt, basé à Strasbourg, est actuellement le n°3 de l’Eurocorps.

Belga

Fin juin c’est un Belge qui dirigera l’Eurocorps. Le général Buchsenschmidt sera à la tête d’une armée de 60 000 hommes.

Le général belge Guy Buchsenschmidt prendra le 28 juin le commandement du Corps européen (ou Eurocorps), l’une des plus puissantes formations militaires basées en Europe et qui dirige, depuis son quartier-général de Strasbourg, des troupes allemandes, françaises, belges, espagnoles et luxembourgeoises.

Cet officier de 57 ans succédera à l’actuel commandant, le général de corps d’armée français Olivier de Bavinchove, en vertu d’une tournante entre les quatre principaux pays contributeurs de troupes (France, Allemagne, Espagne et Belgique) qui a lieu tous les deux ans.

Le général-major Buchsenschmidt a été désigné par le ministre de la Défense, Pieter De Crem, pour assumer cette fonction.

Le 3e belge à la tête de l’Eurocorps

Le général Buchsenschmidt sera le troisième commandant belge de l’Eurocorpps, après Léo Van Den Bosch et Charles-Henri Delcour.

Le général Buchsenschmidt a fait une bonne partie de sa carrière au sein des troupes blindées, avant de gravir les échelons de la hiérarchie.

Né à Verviers le 3 mars 1956, il intègre à 20 ans l’École royale militaire (ERM) au sein de la 116e promotion «toutes armes».

En 1981, il choisit la cavalerie blindée et rejoint le 3e régiment de Lanciers à l’époque basé à Spich, près de Cologne et équipé de chars lourds Leopard 1. Il y est successivement chef de peloton, chef d’escadron adjoint et chef d’escadron adjoint. Ensuite, sa carrière le mènera notamment à l’école des troupes blindées à Bourg-Léopold, comme instructeur, à la 7e brigade de Marche-en-Famenne, à l’état-major de la brigade multinationale Nord de la force de paix de l’Otan au Kosovo, la division de l’état-major à Evere, en République démocratique du Congo et, depuis 2008, à Strasbourg où il devient en 2011 chef d’état-major de l’Eurocorps à Strasbourg, ce qui fait de lui le «numéro trois» de cette puissante formation militaire à la disposition de l’Otan et de l’Union européenne.