Huiles essentielles : cuisine créative !

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À condition d’utiliser ces concentrés aromatiques avec précaution et parcimonie, les huiles essentielles rehaussent et subliment la cuisine.

Tendance encore discrète, la cuisine aux huiles essentielles crée une intensité de goûts subtils et révèle de nouvelles combinaisons de saveurs pour une cuisine inventive. Et elles présentent de nombreux atouts.

4 raisons de les adopter

Elles sont pratiques. Hors saison, elles permettent de remplacer des herbes fraîches (basilic, estragon, menthe poivrée, sauge, etc.) des fleurs (lavande, rose, néroli, etc.), des fruits (les agrumes principalement) et même des épices (cannelle, coriandre, gingembre, etc.). Elles se conservent facilement des mois voire des années dans de petits flacons, placées à l’abri de la chaleur, du froid et de la lumière.

Elles sont écologiques. Provenant d’essences secrétées par les cellules d’organes de certains végétaux, les huiles essentielles sont des concentrés aromatiques 100 % naturels. Elles présentent donc une alternative naturelle aux arômes artificiels.

Elles sont surprenantes. Expérience étonnante pour les papilles gustatives, la cuisine aux huiles essentielles apporte plus de saveurs et de profondeur à un plat que des épices en poudre ou herbes séchées. Elle donne du dynamisme et de la modernité à des recettes aussi classiques qu’un hachis parmentier ou une crème brûlée.

Enfin, elles sont saines et digestives. Au-delà de leur goût prononcé, les huiles essentielles ont certaines vertus. La citronnelle stimule la digestion, l’angélique est diurétique et combat l’anxiété, le basilic est un antifatigue, la bergamote remonte le moral et agit comme coupe-faim, la cannelle booste l’immunité, le gingembre est un remède contre le mal de transport… pour ne citer que quelques exemples. Pour préserver ce pouvoir thérapeutique, on évite de les cuire et on les ajoute en fin de préparation. Par ailleurs, les huiles essentielles rehaussent les plats et donnent la possibilité de moins saler ou sucrer.

Les 5 règles « essentielles »

Attention! Les huiles essentielles ne sont pas sans danger. Des précautions sont à prendre.

Règle numéro 1 : Certaines sont déconseillées aux femmes enceintes ou allaitantes, aux bébés, aux jeunes enfants et aux personnes souffrant d’allergies importantes. Ils doivent s’informer auprès d’herboristes ou d’aromathérapeutes avant de les utiliser.

Règle numéro 2 : Ne pas en faire un usage prolongé ou immodéré.

Règle numéro 3 : Toutes les huiles essentielles ne sont pas comestibles. Cela est généralement précisé sur le flacon.

Règle numéro 4 : Utiliser des huiles essentielles biologiques pour ne pas ingérer de résidus de pesticides et produits chimiques concentrés.

Règle numéro 5 : Ne jamais les employer pures car elles sont très concentrées. Elles sont à diluer dans des substances liquides grasses ou sucrées comme des huiles végétales, du miel, du sirop ou encore du jaune d’œuf. Le dosage doit être respecté et s’effectue à la goutte près! Dans le doute, on s’en tient à une goutte dans le plat. Les flacons sont généralement munis d’un compte-gouttes. Par exemple, la cannelle ceylan, la menthe poivrée et l’origan compacte sont gustativement puissants (1 goutte), tandis que le citron, la coriandre et l’orange sont moins forts (3 gouttes).