Wiggins : « le danger peut venir de partout »

Bradley Wiggins l’a déjà suffisamment répété : il affiche l’ambition de réussir le doublé Giro-Tour cette année. Objectif hardi que celui-là, d’autant que le dernier à l’avoir réussi se nommait Marco Pantani.

C’était en 1998, et, on le sait, dans un contexte encore bien plus suspicieux.

Favori du Giro, Wiggins a donc le droit de l’être, puisque son équipier Chris Froome n’y est pas. Alors que l’équipe Sky lui a donné la priorité pour le Tour de France. Et donc à Naples, trois jours après avoir insisté sur son projet et suscité la réaction de son coéquipier (« La direction de Sky m’a confirmé son soutien total et assuré que le statut de leader n’a été à aucun moment remis en question», a déclaré Froome), Wiggins a évidemment calmé le jeu. Sans jamais mentionner Froome, qui ne participe pas au Tour d’Italie, Wiggo s’est contenté de parler de ses opposants sur les routes du 96e Giro, Nibali (Astana) en tête: «Sur le papier, c’est la menace principale, pour moi c’est le favori, c’est lui qu’on doit tous battre », a insisté le Britannique.

Entouré des principales vedettes de ce Giro, dont Cadel Evans (BMC), Wiggins a insisté lors de cette conférence de presse sur le fait que le danger pouvait venir de partout: «Tout le monde ici a bien figuré dans les grands tours, je ne sais pas combien d’entre nous ont gagné un grand tour, mais la plupart ici ont fait un podium, et ils sont prêts».

En se muant en coureur de grand tour, Wiggins a gommé pour l’essentiel son point faible en montagne, même s’il n’est pas devenu un pur grimpeur. Il a conservé en revanche les qualités de rouleur dont il s’apprête à faire usage dans le Giro.