Tour d’italie

Wiggins sur le terrain de Nibali

Wiggins sur le terrain de Nibali

Sanchez, Evans, Nibali, Hesjedal, Wiggins, Scarponi et Gesink : ces coureurs-là devraient animer la course.

AFP

Ce 96e Giro, qui débute ce samedi avecune étape en ligne à Naples, devrait donner lieu à un duel entre Wiggins et Nibali.

Le Giro, qui débute ce samedi à Naples, n’est pas le Tour de France, principalement sur le plan médiatique. Mais on n’a surtout pas le droit de le snober, en raison de la difficulté de son parcours et du niveau de la participation. En effet, si on excepte Chris Froome, qui se dit investi de tous les pouvoirs sur le Tour de France, on y verra un certain Wiggins, qui, en dépit de l’affirmation de Froome, vise le doublé Giro-Tour cette année, mais aussi Nibali, Evans, Hesjedal (le vainqueur de l’an passé), Scarponi ou Gesink.

Il est tentant de résumer ce Giro à un duel entre Wiggins et Nibali. Le premier, rouleur hors pair, fait partie d’une équipe Sky qui privilégie la défensive, au risque de chloroformer la course comme l’équipe anglaise le fit sur le Tour de France 2012. On se réjouit donc de savoir que Nibali a toujours été un adepte de l’offensive.

«C’est effectivement Nibali qui est l’homme à battre, reconnaît Wiggins. Je sais que je ne suis pas un pur grimpeur, mais j’arrive au départ exactement dans la forme que je souhaitais .» Le récent Tour du Trentin (5e et un succès dans le contre-la-montre par équipes) vient d’effacer les doutes d’un début de saison en retrait. Il dispose aussi d’une équipe tout-terrain, notamment dans les ascensions (il y a six arrivées au sommet), avec Henao et Uran, et bénéficie surtout de deux contre-la-montre individuels (75,4 km au total, un nombre en sensible augmentation), pour faire la différence et jouer ensuite la défensive en haute montagne.

« Je suis convaincu que je peux gagner mais je sais aussi que ce sera difficile », admet Nibali, vainqueur de la Vuelta en 2010 mais limité au podium par la suite dans les grands tours (2e du Giro 2011, 3e du Tour 2012).

Coureur complet et descendeur exceptionnel, Nibali touche à sa maturité à l’âge de 28 ans. Il s’est préparé à Ténérife, avant de dominer le Tour du Trentin. Lui aussi dispose d’une équipe fortement armée, qui lui offre des possibilités stratégiques en montagne (Aru, Tiralongo, Kessiakoff, Agnoli).

Enfin, il reste les outsiders, façon Scarponi (vainqueur en 2011, sur tapis vert après le déclassement de Contador), Hesjedal (2012) qui est arrivé très affûté à Naples. Quant à Evans (36 ans), il affirme viser une place sur le podium dans une épreuve qui ne figurait pas à son programme initial. On n’oubliera pas non plus Samuel Sanchez et Robert Gesink, qui n’auront évidemment rien à revendiquer ce samedi, sur la via Caraciolo à Naples, dont la première étape devrait donner lieu à un sprint. Pour le bonheur, peut-être, de Mark Cavendish, déjà vainqueur de dix étapes depuis 2008, et qui rêve de revêtir le premier maillot rose.