Syndicat socialiste

L’action commune a du plomb dans l’aile

L’action commune qu’a voulu réactiver dimanche le parti socialiste paraît fort fragile si l’on en croit les dernières prises de positions de certains leaders syndicaux pour qui le PS « joue la partition de la droite » et « ne relaie plus les revendications du monde du travail ».

La FGTB-Charleroi organise samedi dans le fief de Paul Magnette une rencontre avec divers petits partis en vue de créer une «alternative de gauche à la crise capitaliste». Le secrétaire régional de la FGTB Charleroi-Sud-Hainaut, Daniel Piron, a indiqué vendredi sur La Première (RTBF) que «cette rupture avec le PS, nous la voulons maintenant».

S’exprimant la veille sur Bel RTL, le président du PS, Paul Magnette avait déjà fâché le Setca, en pleine action, en indiquant, à propos de l’harmonisation des statuts employé et ouvrier, qu’ «on ne peut évidemment pas amener tout le monde vers le statut le plus élevé». Selon lui, la priorité est de «protéger les plus vulnérables». En mai 2014, «le 1,7 million d’employés pourraient tenir compte de ce que le PS aura voté dans ce dossier et avec les ouvriers, c’est donc plus de 3 millions d’électeurs que le PS attaque», a réagi le Setca dans une menace à peine voilée.

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