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Préaccord approuvé par les bateliers

Préaccord approuvé par les bateliers

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AFP

Les bateliers se sont rangés unanimement jeudi derrière le protocole d’accord qui a été conclu entre les fédérations professionnelles et les différentes autorités. Cette approbation unanime de l’accord - qui comprend quatre éléments - peut être qualifiée d’historique, a estimé le président de la Fédération de la batellerie belge (FBB), Marc De Decker.

Davantage d’explications ont été données jeudi après-midi, lors d’une conférence de presse, sur le protocole d’accord conclu mercredi entre les différents ministres compétents et les fédérations professionnelles. Peu avant la conférence, les bateliers ont marqué leur accord unanime sur la proposition.

«Les autorités s’engagent à signaler à la Commission européenne une situation de distorsion structurelle du marché», a indiqué le président de la FBB. «De plus, le dumping des prix sera combattu grâce à un arrêté royal, éventuellement avec des sanctions à la clé, pouvant aller jusqu’à une interdiction de la profession. La position concurrentielle de la flotte belge sera également comparée avec celle des pays voisins. Enfin, dernier élément, un groupe de travail va évaluer la faisabilité des prescriptions techniques actuelles pour les bateaux, de même que le statut social dans le secteur.»

Pour De Decker, cet accord est exceptionnel. «En 1975, il y a eu une grande grève de neuf semaines. L’accord avait alors été rejeté par le secteur. Je n’ai pas encore réalisé qu’une approbation unanime a pu être obtenue à si court terme. C’est au-dessus des attentes.»

Selon les fédérations, des discussions ont aussi eu lieu avec les banques. «Non seulement le secteur de la navigation, mais également les banques ont été touchées. Les bateaux qui ont été commandés jusqu’en 2008 ont été mis à l’eau en plein temps de crise, avec toutes les conséquences que cela suppose», a poursuivi De Decker. Chez certaines banques, il y a eu une concurrence déloyale, mais pas dans notre pays. Au lieu d’injecter des fonds propres dans l’achat, des prêts ont par exemple été accordés, aux Pays-Bas, jusqu’à 110%, avec une garantie d’État en supplément. Il n’y a là plus de prise de risque pour l’entrepreneur.»

Au cours des 60 prochains jours, un projet d’arrêté royal va être établi. «Celui-ci devra comprendre des paramètres fixant ce qu’est précisément le dumping, de même que la concurrence déloyale. Nous y serons très attentifs», selon De Decker.

Toujours d’après lui, des discussions ont déjà eu lieu jeudi matin entre la Belgique et la Commission européenne sur cette affaire.