JUSTICE

Procès De Gelder : la cour avait-elle des « préjugés » ?

Procès De Gelder : la cour avait-elle des « préjugés » ?

Karel Ringoet, psychiatre de la défense, affirme que la cour avait des préjugés lors du procès de Kim De Gelder.

Belga

La cour d’assises de Gand aurait fait preuve de partialité dans le procès de Kim De Gelder, selon le psychiatre de la défense, Karel Ringoet.

Karel Ringoet, l’un des psychiatres désigné par la défense de Kim De Gelder, accuse le président de la cour d’assises de Gand de partialité. «La cour avait des préjugés», soutient mercredi le psychiatre dans une interview accordée au Knack.

La cour d’assises de Gand a condamné le 22 mars Kim De Gelder à la réclusion à perpétuité pour 4 assassinats et 25 tentatives d’assassinat. Le jury n’a pas suivi la défense, qui estimait que Kim De Gelder était irresponsable.

Le neuropsychiatre Karel Ringoet avait témoigné devant la cour que l’accusé «n’avait plus conscience de ce qui est bien et mal». D’après Karel Ringoet, les psychiatres judiciaires doutaient qu’il était responsable de ses actes. «Mais entre-temps, l’affaire était devenue si médiatisée et toute la machine s’était mise en route. Kim devait être un monstre et un tueur de masse», estime Karel Ringoet dans le Knack.

Koen Defoort, le président de la cour, avait des préjugés, affirme le psychiatre. Ce dernier estime que le point le plus délicat a été atteint lorsque le professeur Koen Van Laere a expliqué que les scans de Kim montraient que ses principales régions du cerveau n’étaient pas suffisamment irriguées. «C’était le point central du procès mais il n’a pas eu l’attention qu’il méritait. Au contraire, le président et l’avocat de la partie civile Vermassen ont demandé immédiatement: pouvez-vous en déduire que quelqu’un est schizophrène? Naturellement non, mais ce sont ces régions du cerveau d’où naissent les hallucinations et pensées délirantes. Quand je l’ai signalé, le président m’a imposé le silence et a dit que je devais retourner m’asseoir».

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