MAGASINS DU FUTUR

Les courses de Marcel Javaux: « Avec ma femme ? Une punition »

Les courses de Marcel Javaux: « Avec ma femme ? Une punition »

Marcel Javaux : « Je préfère cuisiner des produits frais que de prendre des trucs tout prêts. »

ÉdA – 202047489476

Même s’il reconnaît que c’est plus cool de faire les courses quand on est retraité, Marcel Javaux avoue que ce n’est pas un de ses plaisirs favoris.

Ancien arbitre de football en division 1, actuel consultant de la RTBF pour l’émission des footeux du lundi et accessoirement policier de Paliseul à la retraite, Marcel Javaux vit avec son épouse dans le petit village de Six-Planes (Bièvre). Il n’aime pas trop de faire les courses, surtout avec son épouse, dit-il malicieusement, «Avec elle, c’est une punition, car elle regarde tout; elle compare tout et elle prend un temps fou.»

« Je compte encore en francs dans ma tête »

Et vos courses, comment les faites-vous ?

Je passe dans les rayons et le prends. Je ne compare pas les prix et j’essaye de me tenir à une liste, mais c’est impossible ; je reviens toujours avec des trucs qui n’étaient pas prévus. Et puis, je compte encore en francs dans ma tête. Finalement quand on traduit, on peut s’effrayer : 5 euros ça ne fait pas cher, mais c’est 200 balles, hein !

Vous vous laissez tenter par quoi ?

Par un éclair au chocolat et c’est une exception parce que je suis fils de boulanger et je ne suis pas très pâtisserie. Avant, j’adorais tout et surtout une bonne charcuterie; mais, avec l’âge, on s’assagit, on se calme.

À quelle heure faites-vous vos courses ?

Quand les actifs sont au boulot. J’ai horreur de ces retraités qui encombrent les magasins à l’heure où ceux qui bossent ont fini journée. Ça rime à quoi ? Vous ne me verrez jamais dans un magasin le samedi matin.

Et où faites-vous vos courses ?

On n’a pas tellement le choix ici à Six-Planes. On va donc au Carrefour de Bièvre dont le gérant est un copain et qui offre tous les services. Mais pour ce qu’on appelle les grosses courses, on privilégie la proximité. Le plus près pour nous, c’est le magasin Leclerc à Sedan. En passant par Alle-sur-Semois, Sedan est à une quinzaine de kilomètres. Nous sommes à 38 km des magasins de Libramont et à 20 km du Colruyt de Bouillon. Et puis, on voit tout de suite la différence entre les prix belges en français sur certains produits. Surtout les produits frais. Après les courses, on repasse au resto dans la galerie du magasin.

Et vous aimez ce qu’on y sert ?

Oui, c’est pas mal, mais ça ne vaut pas ce qu’on cuisine soi-même. Je préfère cuisiner moi-même des produits frais non transformés. C’est plus sain et plus goûteux. Je n’aime pas les sauces toutes faites.

Et les produits bio ?

Je ne suis pas un convaincu. Qui me prouve que c’est bien du bio et que c’est mieux que les autres produits ? Ma sœur mange les œufs de ses poules et ces œufs-là sont peut-être plus pollués que ceux des poules élevées en batteries. Quand je vois le filtre de ma citerne à eau de pluie, il est noir de crasses et de pollution. C’est cela que les animaux mangent en picorant à l’extérieur !

Ce vendredi 26 avril, L’Avenir décortique nos habitudes consommation et le futur des magasins dans le journal un supplément gratuit avec votre journal.