NAMUR

Repair Café, le second souffle des objets cassés

Repair Café, le second souffle des objets cassés

Offrir une seconde vie aux objets hors services, tel est le but du repair café.

Repair Café

Ce samedi, la Ravik boutique accueille le premier Repair Café namurois. Un cocktail solidaire et économiqueà consommersans modération.

 

Namur, capitale du réemploi, ne pouvait rater le coche. Ce 20 avril (de 14 à 17h30), elle lancera son premier Repair Café. Le fruit d’une collaboration entre «Les Machines du Voisin» (une initiative citoyenne), l’échevinat de l’Environnement et la Ressourcerie Namuroise. Mais aussi et surtout une même démarche commune : celle de penser autrement sa manière de consommer en offrant une seconde chance aux objets hors service.

Si Amsterdam a embrayé sur le concept des Repair Café en 2009, Namur a su prendre le relais en appuyant la démarche d’un particulier. Voici 4 mois, Étienne Mossiat se lançait dans l’aventure des «Machines du Voisin». Une ASBL qui, sur base de dons, offre aux personnes l’occasion de bénéficier d’un objet dont il a urgemment besoin, sous la forme d’un prêt.

L’esprit Repair Café y est déjà bien ancré. Des machines que l’on répare et que l’on prête, dans un souci de ne pas jeter et de rendre service. Restait à trouver les appuis. Et ce point, la Ville a embrayé en épaulant financièrement cinq Repair Cafés. La Ravik ayant, pour sa part, offert ses locaux boulevard d’Herbatte.

Le principe est simple. Si vous avez un appareil défectueux (exception faite de l’informatique, des GSM et des écrans plats), présentez-vous ce samedi. D’emblée, on vous offrira les renseignements inhérents au concept et un numéro de passage. Un bénévole expert sera à votre disposition pour remettre en état l’objet défectueux. Mais attention. Pas de service après vente ou de garantie. L’objet n’est peut-être pas réparable, auquel cas il faudra le reprendre. Et puis, la démarche se veut aussi transfert de savoir et de savoir-faire… L’idéal est que la personne puisse réparer elle-même l’objet à l’avenir.

Le tout dans un esprit café avec petite restauration, coin lecture et possibilité de «jouer les prolongations» pour des objets momentanément à l’arrêt. Que demander de plus?