Pensions

Faire sauter le verrou des 65 ans

Faire sauter le verrou des 65 ans

Nombre de personnes souhaitent travailler au-delà de 65 ans. -

Nombre de personnes souhaitent travailler au-delà de 65 ans :il faut leur faciliterla démarche, propose une étude.

Travailler plus longtemps : c’est le leitmotiv à la mode, en matière de pensions. Pour assurer le financement du système, il faut lever les obstacles au travail des plus de 65 ans, pose la «Note argentée e». Parmi les cibles de l’étude, réalisée par Koen Van Gorp, de Delta Lloyd Life, et par Jos Berghman, professeur à la Faculté de sociologie de la KUL, l’université flamande de Louvain, les échelles salariales barémiques, et l’âge légal du départ à la retraite.

« Stages sans âge »

La réflexion est en partie basée sur l’expérience des «Stages sans âge», lancée par la compagnie d’assurance-vie l’an dernier : un groupe de pensionnés actifs a été remis au travail à temps partiel.

Beaucoup d’entreprises se sont montrées prêtes à engager des seniors, mais avec un bémol : leur coût. «Un certain nombre de personnes âgées seraient disposées à renégocier leurs salaires» (à la baisse), comme le demandent les entreprises, note l’étude. On imagine que, comme les poissons volants, ils ne constituent pas la majorité de l’espèce…

«Un tiers des Européens sont disposés à travailler après l’âge de la pension», poursuit la «Note», se référant à une étude de la Commission. Et la proportion est la même dans notre pays, estime-t-elle.

Pour les y aider, différents outils sont possibles, comme des «agences d’intérim argentées», ou les «titres argentés», sur le modèle des titres-services, pour inciter les entreprises à l’embauche de seniors.

Mais, estiment les deux auteurs, il faut aussi lever les obstacles salariaux au travail des retraités, car dans l’état actuel des choses, «on ne peut travailler après 65 ans que de manière très limitée, et à de strictes conditions».

Une piste pourrait être le travail à temps partiel, qui permettrait de continuer à se constituer des droits de pension, «puisqu’on resterait professionnellement actif».

Il faut aussi, propose la note, supprimer l’âge de la pension, «parce que ce n’est pas l’année de construction d’une voiture qui détermine si le moteur est encore bon, mais son kilométrage». Reste que, souvent, plus une auto est ancienne, plus elle a avalé de kilomètres…

Phi. Le.

 

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