COMMUNICATION -

Attentat de Boston : une image qui en dit autant qu’un discours

Attentat de Boston : une image qui en dit autant qu’un discours

Obama dans le bureau ovale en ligne avec le patron du FBI

White House

C’est la photo choisie sur le site de la Maison Blanche pour illustrer l’action présidentielle suite à l’attentat de Boston. Barack Obama téléphone au patron du FBI depuis le bureau ovale. Décodage.

Ce genre de photo est choisi avec soin. L’image doit accompagner le discours présidentiel. Dans un cas comme celui des attentats de Boston, le cliché est d’autant plus crucial. La situation de crise induit une communication de crise. Rien n’est laissé au hasard.

1. Le moment. Un coup de téléphone avec le patron du FBI. Le président est en prise direct avec le terrain. Il s’informe. Lors de son discours de 17h30, cet après-midi, le président a rappelé toute la confiance qu’il avait dans le FBI. Le président n’est pas dans l’émotion, mais dans l’action.

2. L’entourage. L’homme? C’est Denis MacDonough. Le White House Chief of Staff depuis janvier de cette année. Un proche d’Obama. On l’a vu sur une autre photo célèbre. Celle prise à la Maison Blanche pendant l’opération finale lancée contre Oussama Ben Laden en 2011. La Femme? Lisa Monaco qui assiste le président pour les affaires de sécurité intérieure et le contre-terrorisme.

3. Les regards. Denis McDonough et Lisa Monaco semblent regarder Barack Obama. C’est le président qui focalise l’attention. Encore une fois, il est au centre de l’action. Il mène le jeu. Tous deux semblent aussi en attente. D’une information ou d’une décision. «J’ai donné l’ordre à mon administration de prendre les mesures nécessaires pour protéger les Américains». Voilà, le contenu du briefing fait à ces deux-là résumé devant les caméras de télévision.

4. La main droite d’Obama. L’index est tendu, autoritaire. Des consignes sont posées ou des précisions demandées. L’attitude est ferme. C’est l’index de l’attention, de la direction à montrer. Action not words. «Nous poursuivons nos efforts pour découvrir tout ce qui s’est passé» a-t-il dit lors de sa courte allocution de tout à l’heure.

5. La position des jambes. Elle offre un côté plus décontracté à l’attitude. Elles sont croisées. L’urgence est là, mais maîtrisée. Il s’agit de prendre du recul, de montrer qu’on n’est pas acculé au mur. On garde la tête froide. Entendu cet après-midi dans la bouche d’Obama : «Les Américains refusent d’être terrorisés». Ces jambes croisées en sont la manifestation visuelle.