FORMULE 1 - Grand Prix de Chine

Vettel persiste et signe. Ambiance…

Vettel persiste et signe. Ambiance…

Si la situation se représentait dimanche ? « Je ferais probablement la même chose » a lancé Vettel.

AFP

«Je ne regrette rien»; «Webber ne méritait pas de gagner» : Sebastian Vettel n’a pas apaisé les tensions à Shanghai…

Alors que (naïfs…), on aurait pu l’imaginer faire plutôt profil bas en arrivant à Shanghai, Sebastian Vettel y a enfoncé le clou, hier, à propos du dépassement controversé sur son coéquipier Mark Webber au dernier GP, en Malaisie. Contre l’avis de leur écurie Red Bull. Non seulement, il «ne s’excuse pas pour avoir gagné sa victoire», mais il pense que «Webber ne méritait pas de gagner».

Les relations entre les deux pilotes risquent donc de ne pas s’améliorer dimanche, en cas de conditions de course semblables : «Je ferais probablement la même chose», a déclaré le triple champion du monde à la veille des premiers essais (libres, ce matin à l’aube belge).

Et l’Allemand de revenir (à sa manière) sur l’incident malais : « J’ai reçu un appel radio, que j’ai entendu mais que je n’ai pas tout à fait compris sur le coup (Ndlr : Red Bull venait de demander à Marc Webber, alors en tête devant Vettel, de lever le pied et de gérer ses pneus afin d’assurer le doublé). J’aurais dû comprendre, c’est pourquoi je me suis excusé auprès de l’équipe de m’être placé au-dessus d’elle. Je ne l’avais pas fait exprès […]. Mais Mon intention, en tant que pilote, était de gagner la course, et c’est pourquoi je ne m’excuse pas pour avoir gagné . Webber ne méritait pas de gagner» a-t-il encore insisté.

« Je ne suis pas le méchant. Webber ne m’a jamais aidé »

«Je ne me considère pas comme le méchant, poursuit Vettel. J’ai présenté mes excuses à l’équipe, ce qui était important pour moi, pour que les choses soient claires».

Qui pourrait dire qu’elles le sont… car Vettel persiste.

«Si j’avais compris le message, si j’y avais réfléchi, pensé à ce que l’équipe voulait, c’est-à-dire laisser Mark à la première place et moi deuxième […] je pense que tout bien réfléchi j’aurais probablement fait la même chose».

Message compris ou non, l’issue aurait donc été semblable. Et à entendre Vettel, il a ses raisons de ne pas avoir laissé la victoire à Webber : «Pour être tout à fait honnête, je n’ai jamais reçu beaucoup de soutien de sa part. J’ai eu du soutien de l’équipe, oui, et je pense que l’équipe nous a soutenus l’un et l’autre de la même façon, a-t-il encore déclaré. Mais s’agissant de ma relation avec Mark, je le respecte beaucoup en tant que pilote, mais je pense qu’en plus d’une occasion dans le passé, quatre ou cinq occasions, il aurait pu aider l’équipe et ne l’a pas fait».

L’Australien, jeudi, a tenté de calmer le jeu, ne laissant percer qu’une allusion à la controverse de Sepang : «Sur les procédures, dans l’équipe, tout va bien. Bien sûr, le week-end en Malaisie a été rudement intéressant, mais bon, je suis impatient de continuer ma saison – j’ai résolument l’objectif de la terminer – et, avant tout, de prendre le départ ici», confiait, jeudi, un Webber visiblement désireux de ne pas remettre de l’huile sur le feu.

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