BLANCANIEVES

Blanche-Noire au pays des merveilles

Blanche-Noire au pays des merveilles

Une version fiévreuse et espagnole de "Blanche-Neige". Et de ses nains... toreros.

Ce que ça raconte

Il était une fois, dans un pays lointain de la péninsule ibérique, une petite fille nommée Carmen, à la peau blanche comme la neige, et aux cheveux noirs d’ébène. Sa mère était une célèbre danseuse de flamenco, et son papa un des toreros les plus réputés du pays. Mais après la mort de sa maman, son père épouse une mégère qui fait de la vie de Carmen un enfer. Un jour, la marâtre décide de la faire tuer. Celle-ci échappe à son assassin, mais devient amnésique et se perd dans la forêt. Elle est secourue par une troupe de nains toreros itinérants. À leurs côtés, elle deviendra Blancanieves, et entrera dans la légende, tout en renouant avec son passé…

Ce qu’on en pense

 

 

Après avoir raflé pas moins de dix Goya (l’équivalent hispanique des Césars) et enflammé les festivals sur son passage – notamment le BIFFF qui se déroule actuellement au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles et où il est présenté en compétition –, le chef-d’œuvre de Pablo Berger débarque dans nos salles. Alliant avec brio modernité et hommage au passé, ce film muet en noir et blanc revisite l’histoire de Blanche Neige avec un parti pris risqué et surprenant. Le résultat est merveilleusement convaincant, et les visages incroyablement expressifs de ses actrices, son flamenco fiévreux et ses jeux de montage y sont pour beaucoup. On regrette juste que le réalisateur perde parfois trop de temps en pirouettes visuelles qui alourdissent la narration : un retard qui pèse d’autant plus lourd quand le spectateur connaît déjà l’histoire.

 "Blancanieves", drame de Pablo Berger. Avec Maribel Verdú. Durée : 1h44.

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