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Nouvelle provocation de Pyongyang

Nouvelle provocation de Pyongyang

Jusqu’à présent, le site industriel de Kaesong, précieuse source de devises, est toujours resté ouvert.

AFP

La tension monte encore entre les deux Corées. Pyongyang a annoncé le retrait de ses employés d’un complexe industriel intercoréen.

Pyongyang a annoncé lundi le retrait des 53 000 citoyens nord-coréens employés sur le site industriel intercoréen de Kaesong, nouveau signe de la tension régnant dans la péninsule, reflétée aussi à Séoul par des déclarations contradictoires sur l’éventualité d’un nouvel essai nucléaire nord-coréen.

«Nous allons retirer tous nos employés de la zone» de Kaesong, a annoncé Kim Yang-gon, un haut responsable du parti communiste, dans un communiqué diffusé par l’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA. Pyongyang va aussi «suspendre temporairement les activités» de ce site industriel qui se trouve à 10 kilomètres de la frontière, en territoire nord-coréen, et «étudier la question» de la poursuite de son activité ou de sa fermeture. «La manière dont la situation évoluera au cours des prochains jours dépendra entièrement de l’attitude des autorités sud-coréennes», a prévenu Kim Yang-gon.

Séoul a réagi vivement à l’annonce de Pyongyang. «La décision unilatérale de la Corée du Nord de faire appliquer cette décision ne peut être justifiée de quelque manière que ce soit et la Corée du Nord sera tenue responsable de toutes les conséquences», a déclaré le ministère sud-coréen de l’Unification.

Précieuse source de devises étrangères dont la Corée du Nord a grand besoin, le complexe intercoréen de Kaesong, créé en 2004, est toujours resté ouvert malgré les crises répétées sur la péninsule, à l’exception d’une seule journée, en 2009. Pyongyang en avait alors bloqué l’accès pour protester contre des manœuvres militaires conjointes américano-sud-coréennes.

Depuis mercredi dernier, le Nord interdit l’accès de Kaesong au personnel sud-coréen et aux camions de livraison. Pour le moment, 13 des 123 entreprises sud-coréennes présentes sur le site ont interrompu leur production faute de matières premières.

Plus de 300 cadres sud-coréens ont quitté le complexe depuis le milieu de la semaine dernière, mais un demi-millier a décidé de rester pour veiller au bon déroulement des activités.

À Séoul, des déclarations contradictoires se sont succédé sur la question de l’imminence d’un quatrième essai nucléaire nord-coréen, moins de deux mois après le troisième. «Il y a bien des signes» d’une activité inhabituelle autour du principal site d’essai nucléaire nord-coréen, a déclaré devant une commission parlementaire le ministre sud-coréen de l’Unification, Ryoo Kihl-Jae, confirmant des informations de presse en ce sens.

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