Une histoire de famille

Paul de Sauvage, sur les toits de la ville : Gembloutois d’origine, habitant de Moustier, l’homme reste amoureux.

ÉdA – 201859546717

Hubert est ébéniste et restaurateur de meuble. Benoît est gradué en assurances. Paul est licencié en sciences économiques. Issu d’une fratrie de huit garçons, les trois partagent de leur propre aveu l’esprit entrepreneurial : chez les Sauvage, l’indépendance va de pair avec l’action.

Le trio achète une première maison de commerce en 1987. Objectif : développer le commerce d’antiquités. Rentable. Précieux. Noble. Paul raconte : «Nous finançons alors cette première maison via un prêt subordonné chômeur et un prêt de la banque CERA. » L’anecdote est belle : dans le comité crédit de la banque, un certain Bernard de Thier est partie prenante et décideuse. L’homme, aujourd’hui disparu, était un grand défenseur du patrimoine namurois. C’est lui qui va collaborer à mettre le pied à l’étrier d’une entreprise qui fera de la rénovation du centre-ville son business, mais aussi sa passion.

Chaussée de Waterloo, il faudra attendre 1989 pour que l’antiquité s’installe : ce sera la salle Rops actuelle, salle de vente iconique sur Namur. Pendant deux ans, c’est un restaurant thaïlandais qui sera locataire du bâti.

En 88, les frères achète leur deuxième bien : l’ancienne académie de musique, chaussée de Louvain, où tant de jeunes ont tremblé avant l’examen de chant ou de piano. Commerce et logements.

C’est le début d’une succes story. Elle dure depuis 25 ans.

C. F.