Manifestation contre l'austérité: peu d’entreprises paralysées par le trafic perturbé

Manifestation contre l'austérité: peu d’entreprises paralysées par le trafic perturbé

Les PME ne semblent pas souffrir des perturbations dans les transports en commun, seln le SNI. Qui s’énerve quand même... BELGA PHOTO SISKA GREMMELPREZ

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Même si les bus et les trams roulent mal aujourd’hui, peu de travailleurs sont arrivés en retard au boulot dans les PME. C’est ce que constate le Syndicat national des indépendants.

Le SNI a sondé 266 entreprises, ce matin. Bilan pas trop négatif, du moins du point de vue patronal : seulement 9 % des PME signalent qu’une partie du personnel était en retard à cause des transports en commun perturbés.

«Les PME recrutent principalement localement, ce qui fait que leurs travailleurs prennent le vélo ou la voiture pour aller au travail», indique le Syndicat national des indépendants.

Même avec le gel des salaires, « ils continueront à augmenter »

Par ailleurs, le SNI en profite pour redire qu’il ne comprend pas les syndicats et leur mobilisation du jour.

«La manifestation syndicale d’aujourd’hui qui vise en premier lieu le gel des salaires. Même avec ce gel, les salaires continueront à augmenter plus fortement par rapport aux autres pays et cela grâce à notre mécanisme d’indexation. Nous ne comprenons donc pas le but de cette action».

«Par rapport à la France, aux Pays-Bas et à l’Allemagne, le handicap salarial de la Belgique est de 5,1 % pour la période 2011-2012. Le gel des salaires est une mesure nécessaire pour modérer le coût salarial, mais cette mesure ne suffira pas à éliminer le handicap salarial de la Belgique vis-à-vis des pays voisins pour 2018, ce qui est l’objectif de ce gouvernement. Pour atteindre ce but, une diminution structurelle des charges salariales est absolument nécessaire», développe Christine Mattheeuws, présidente du SNI.

La FEB s’impatiente

Du côté de la FEB (Fédération des entreprises de Belgique), on grogne aussi.

«Il est grand temps d’arrêter de mener des actions et d’opter résolument pour des solutions opérationnelles!» martèle Pieter Timmermans, administrateur-délégué de la FEB

«Tous les éléments sont sur la table : des propositions d’adaptation des allocations sociales au bien-être, le contenu de la réduction des charges de 370 millions afin de soutenir la compétitivité de nos entreprises, l’adaptation du salaire minimum et du salaire des jeunes, un éventail de mesures de flexibilité pour les employeurs et les travailleurs, un cadre légal pour le gel des salaires et une approche concrète du dossier ouvriers-employés. Que faut-il de plus? C’est très simple : prendre des décisions maintenant!» conclut-il.