«Épilez un président de parti sur le web» : le dernier coup de Gaïa

«Un poil arraché, c’est un e-mail envoyé à un président de parti». La dernière campagne de Gaïa contre le commerce des fourrures animales se veut ludique. Épilante, à défaut d’être désopilante.

«Se faire arracher les poils, ça fait mal.» C’est le message que Gaïa veut adresser au monde politique.

Pour s’allier au maximum l’opinion publique, le groupe de pression organise une campagne d’affichage dans les gares et organise un grand jeu sur internet : sur le site de Gaïa, il vous est possible d’arracher virtuellement un poil à un président de parti ou au Premier ministre.

Épilation virtuelle pour un nouveau genre de pétition en ligne…

« Le politicien de votre choix… »

Ils y sont tous, torses nus et bas du visage reconnaissable : Elio Di Rupo (73 poils arrachés), Benoît Lutgen (74 poils arrachés), Charles Michel (74 poils en moins), Olivier Deleuze (idem), Olivier Maingain (idem) et Paul Magnette (76…)

La pince à épiler virtuelle est évidemment guidée par la souris. Et la proximité des scores signifie sans doute que les premiers signataires de la pétition, une fois sur le site, sont passés partout.

But de la manœuvre : «Arrachez un poil au politicien de votre choix et un e-mail personnalisé lui sera automatiquement envoyé. Cet e-mail lui rappellera que chaque année en Belgique, 150 000 visons sont mis à mort pour la production de fourrure. Pour que ces pratiques inacceptables cessent, convainquons nos politiciens de faire passer une loi interdisant l’élevage d’animaux à fourrure en Belgique.»

Déjà interdit ailleurs

Sur les affiches les gares, le vison, le renard ou le lapin y sont représentés avec le cou, les pattes ou les oreilles écorchés. La vision est donc plus… brutale.

Gaïa souligne que l’interdiction de l’élevage d’animaux pour la production de fourrure a déjà été interdite notamment aux Pays-Bas, en Autriche et au Royaume-Uni.

«Tous les partis francophones se sont maintenant prononcés en faveur d’une interdiction, et ont introduit ou cosigné de telles propositions de loi», avance Michel Vandenbosch, le président de GAIA. «Du côté flamand, c’est également le cas du Sp. a et de Groen, et la N-VA est également favorable à une interdiction. En revanche, l’Open VLD n’a pas encore rendu publique sa position, et le CD&V fait fi de l’opinion publique en s’opposant à l’interdiction.»