Grossesse sous haute surveillance

La médicalisation des grossesses, et donc des accouchements, devient de plus en plus importante. Avec des effets sur la santé de l’enfant.

Telekult/Thomas Henkel

Certaines voix se font entendre pour dénoncer une surmédicalisation des grossesses. Arte leur donne la parole ce soir.

Quiconque a vécu un accouchement dernièrement vous le dira : la médicalisation prend de plus en plus de place au moment de la naissance d’un bébé. Visites chez le gynécologue toujours plus rapprochées, prises de sang à répétition, échographies sous tous les angles. Pour certains, la médecine va trop loin.

Avant même sa venue au monde, le bébé dispose déjà d’un dossier médical bien rempli. Des informations, vous dira-t-on, récoltées pour assurer un meilleur suivi de la santé de votre futur enfant. Et ainsi faire en sorte que tout se passe au mieux. Mais certaines voix commencent à se faire entendre pour dénoncer des excès, qui pourraient avoir des répercussions sur la santé même du futur petit bout.

Arte donne ce mardi la parole à des obstétriciens et sages-femmes de l’hôpital parisien de Port-Royal et de la clinique universitaire de Leipzig, mais aussi au professeur Michel Odent, directeur du Primary Health Research Centre à Londres.

Fervent partisan des naissances dans l’eau ou à domicile, le praticien rappelle que, dans les années 70, un lien affectif essentiel entre nourrisson et adulte a été établi. Or, la tendance à la surmédicalisation actuelle tendrait à créer un climat particulièrement anxiogène. Et donc contre-productif., aussi pour l’enfant.

Arte, 20.50