Surendettement : comment s’en sortir ?

Belga

Que la dette soitde 500 ou 300 000 €,une situationde surendettementse surmonte avec l’aide de professionnels.

Dans notre société de consommation, les tentations de dépenser son argent sont grandes. Les spots publicitaires et les nouvelles technologies sont toujours plus nombreux à susciter de nouveaux besoins et envies. Et les slogans comme «Achetez maintenant, payez plus tard» invitent à s’endetter facilement et rapidement.

Ainsi, 71 % de la population belge majeure est endettée (chiffre de 2011 de la Centrale des crédits aux particuliers de la Banque nationale). Cette situation n’est pas problématique dans la mesure où les remboursements sont réguliers.

Malheureusement, une conjoncture économique défavorable, un accident de la vie ou une mauvaise gestion de son budget peuvent vite faire basculer dans le surendettement. Les retards de payement deviennent réguliers, le courrier n’est plus ouvert, les emprunts à la famille se font habituels… L’engrenage est lancé.

Une solution : la médiation de dettes

Reconnaître sa situation de surendettement est une première étape pour s’en sortir. Ensuite, la solution la plus évidente est de faire appel à un médiateur de dettes. Aide administrative, la médiation de dettes a deux objectifs, selon Lucie Devillé, juriste et responsable d’un service de médiation de dettes. «Premièrement, assurer la dignité humaine. Ensuite, trouver des solutions pour rembourser les dettes.»

Il existe en Région wallonne près de 200 services agréés de médiation de dettes gratuits et 31 à Bruxelles. La grande majorité est publique : les CPAS et les associations dites «chapitre XII». Une vingtaine est privée : des ASBL comme Les Restos du Cœur par exemple. Par ailleurs, avocats, notaires et huissiers de justice peuvent également faire de la médiation de dettes, mais leur service est payant.

Quelles démarches ?

Avant tout, la démarche se fait sur base volontaire. Une médiation débute toujours par une analyse budgétaire pour évaluer la situation financière et les possibles actions à mettre en place. Ensuite, le médiateur prend le rôle d’intermédiaire entre le(s) créancier(s) et la personne endettée. « Dans un premier temps, nous devons rétablir le dialogue et négocier des délais de remboursement, réduction d’intérêts ou pénalités avec les créanciers », explique Lucie Devillé.

Chaque démarche effectuée a reçu l’accord du débiteur, qui a signé une convention avec le service de médiation. Cette convention précise les engagements pris, comme ne pas créer de nouvelles dettes. Au cas par cas, un plan de remboursement est établi. «Mais il n’est pas toujours possible de dégager du disponible pour rembourser les dettes. Nous expliquons alors au créancier les raisons et, au mieux, la dette est annulée ou remplacée par une somme symbolique. » C’est la médiation de dettes dite «amiable».