Le code de l’Agriculture insistera sur un troisième point : il faut des moyens pour améliorer les revenus des cultivateurs.

Là, Di Antonio veut, via des incitants financiers, amener les agriculteurs à trois choses afin de réduire les coûts de production.

D’abord, réduire leurs coûts énergétiques en valorisant la biomasse à leur disposition.

«On va vers une formule qui privilégie l’autonomie énergétique des exploitations. Il faut développer une politique de biométhanisation à la ferme. Il faut également utiliser, quand c’est possible, de l’espace pour le photovoltaïque voir pour des petites éoliennes à utilisation très locale. On pourrait imaginer des aides pour les investissements économiseurs d’énergie dans le cadre des prochains accords dans le cadre de la PAC.»

Et puis, il y a l’autonomie pour le nourrissage du bétail.

«Les agriculteurs sont très dépendants de l’extérieur en matière d’aliments pour leur bétail. Les protéines utilisées viennent souvent de l’étranger. L’idée est de rendre l’autonomie aux exploitations en la matière. Il faut favoriser, via des aides, la culture de protéines comme le lupin, le trèfle, le soja, etc. Là encore l’Europe peut jouer un rôle car elle se rend bien compte que nous devenons trop dépendants des protéines hors Union.»

Troisième moyen pour réduire les coûts de productions : le recyclage des déchets.

«Il ne peut plus y avoir de déchets dans une exploitation», estime Di Antonio. Tout déchet est une source d’énergie ou de nourriture pour le bétail . Dans une plante, il y a beaucoup plus que la part qu’on récolte. Les agriculteurs n’en ont pas encore assez conscience. On peut mettre des moyens dans la recherche pour voir comment utiliser toutes les parties des plantes.»

M. Dum.