Changer de culture(s)

les agriculteurs doivent pouvoir se réorienter vers des cultures différentes.

com.

Deuxième axe du code de l’Agriculture : reconnecter l’agriculture à l’économie.

«L’agriculture, c’est 25 000 emplois», dit le ministre.

«C’est potentiellement beaucoup plus si on parvenait à changer les habitudes alimentaires de nos consommateurs.»

Mais consommer wallon ne suffira pas pour faire de l’agriculture un nouveau moteur de l’économie wallonne. Il faut également pour cela qu’elle se modernise, qu’elle s’implique dans la transformation de produits.

Di Antonio veut que des moyens soient précisément réorientés vers cette mutation.

«Il faut de la valeur ajoutée sur base de nos productions primaires », estime-t-il. «Et ça, ça passe par exemple par la labellisation. Il faut mettre en valeur nos productions ».

Deux priorités, donc : doper la consommation et changer la culture… des cultivateurs qui doivent pouvoir s’adapter au marché.

Selon Di Antonio, trop d’agriculteurs restent dans leur sillon, n’imaginant même pas, à un moment donné, changer leur manière de travailler voire leur type de cultures ou d’exploitations.

La formation, condition sine qua non

Évidemment, au-delà des aides, il faut également soutenir les agriculteurs dans leur mutation. Et ça passe par la formation, autre fil rouge du futur code de l’Agriculture.

«Prenez l’exemple du bio. 8 % des agriculteurs sont passés en bio et il n’y a aucune formation! Ils doivent apprendre sur le tas. Le code doit donc réorienter des moyens vers la formation. Le manque d’ouverture et de réorientation menace les agriculteurs, particulièrement les plus faibles. En tant que ministre de l’Agriculture je dois pouvoir garantir à tous les agriculteurs la possibilité de changer. Des moyens existent déjà aujourd’hui. Mais il faut, au travers du code, leur donner plus de visibilité et de force.»

M. Dum.