Lutte contre les extrémismes : Milquet répond à Miller

La ministre de l’Intérieur, Joëlle Milquet, a rappelé mardi soir qu’elle avait présenté, il y a six mois, un avant-projet de loi pour lutter contre le radicalisme et l’extrémisme.

AFP

La ministre de l’Intérieur, Joëlle Milquet, a rappelé mardi soir qu’elle avait présenté, il y a six mois, un avant-projet de loi pour lutter contre le radicalisme et l’extrémisme mais que «le MR a préféré renvoyer la problématique au parlement».

La ministre réagissait ainsi à l’annonce par le sénateur MR Richard Miller du dépôt d’une proposition de loi visant à inscrire dans la Constitution un moyen «de défendre la démocratie contre ses ennemis liberticides».

Dans une réaction à l’agence Belga, Joëlle Milquet s’étonne de la proposition de Richard Miller et ironise lorsque celui-ci dit réfléchir depuis plusieurs mois à la manière de lutter contre les mouvements liberticides.

Mme Milquet rappelle qu’elle a fait «une proposition qui constitue un élément du plan de lutte contre le radicalisme» et qu’elle a déposé «en juin un projet de loi visant l’interdiction des groupements extrémistes dangereux».

«Le parti de M. Miller a, à ce moment, préféré renvoyer la problématique au parlement plutôt que de soutenir et faire adopter ce texte qui était pourtant ouvert à discussion au sein du gouvernement. Moralité: 6 mois plus tard, ce travail n’a toujours pas avancé au parlement», dit la ministre.

«Les textes non adoptés ni réellement discutés hélas viennent seulement d’être envoyés au Conseil d’État, soit encore des semaines d’attente», ajoute-t-elle.

En juin dernier, dans la foulée des événements de Molenbeek et de l’appel lancé par Sharia4Belgium, la ministre a présenté un avant-projet de loi qui n’a pas reçu l’assentiment du Comité ministériel restreint.

Ce texte prévoyait notamment que le gouvernement puisse, par arrêté royal délibéré en Conseil des ministres, dissoudre ces associations et groupements.

La Commission de l’intérieur de la Chambre a organisé une série d’auditions. Depuis, le point n’a plus guère été évoqué. Le texte de la ministre a été déposé sous la forme d’un amendement à une ancienne proposition de loi de Peter Vanvelthoven (sp.a) qui a été prise comme base de discussion. Selon la ministre, la Chambre a maintenant demandé l’avis du Conseil d’État sur les différents textes.