Rixe mortelle à Saint-Trond - Deux suspects font appel de leur maintien en détention

Deux des quatre suspects de la rixe mortelle survenue le 30 septembre dernier entre deux familles afghanes à Saint-Trond ont décidé lundi d'aller en appel contre leur maintien en détention décidé plus tôt dans la journée par la chambre du conseil de Hasselt.

Le 30 septembre dernier, une famille afghane anversoise s'était déplacée à Saint-Trond afin de clarifier un différend relationnel avec une autre famille afghane. Une jeune fille de la famille de Saint-Trond avait en effet fréquenté l'un des fils de la famille anversoise mais elle n'acceptait pas la rupture et harcelait son ex.

Le père anversois, deux de ses fils et un ami de la famille se sont donc rendus à Saint-Trond afin de mettre un terme au harcèlement mais la situation a dégénéré. Un frère de la jeune fille a alors sorti un couteau et porté des coups à un membre de la famille anversoise, qui a succombé à ses blessures.

Lundi, aux côtés de l'Afghan venant de Saint-Trond, suspecté d'assassinat pour avoir porté les coups de couteau, ont donc également comparu le père de famille originaire d'Anvers et ses deux fils, suspectés, eux, de tentative d'assassinat.

Les avocats, selon lesquels les faits pourraient être considérés comme des coups et blessures, ont demandé lundi à la chambre du conseil une libération conditionnelle pour leurs clients, mais celle-ci n'a pas accédé à leur demande.

Le père de famille et un de ses fils ont donc décidé d'aller en appel. La chambre des mises en accusation d'Anvers devra donc se prononcer dans quelques jours sur leur maintien en détention.